Austin, SXSW

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Austin, SXSW

Message  admin le Mer 14 Mar 2012 - 11:35

me semblait qu'il y avait un sujet, mais je retrouve plus

toujours est-il que l'apparition de Springsteen au SXSW d'Austin fera l'objet d'une rediffusion radio:
http://www.npr.org/about/press/2012/022912.NPRMusicPresentsSpringsteenSXSWKeynote.html

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Re: Austin, SXSW

Message  marcolas le Jeu 15 Mar 2012 - 10:15

Hier soir, avec Alejandro Escovedo, ils ont joué Midnight Train, Always a Friend, Old Dusty Road et Beast of Burden.



En guise de mise de bouche avant ce soir
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Re: Austin, SXSW

Message  admin le Jeu 15 Mar 2012 - 20:17

http://www.rockcellarmagazine.com/2012/03/15/bruce-springsteens-sxsw-keynote-address/



Le speech est disponible là:

http://www.ustream.tv/recorded/21123958

si ceux qui comprennent l'anglais à la volée peuvent faire un p'tit résumé

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Traduction à la volée

Message  benjimagne le Jeu 15 Mar 2012 - 22:22

Bonjour,

Pourquoi se lever si tôt. Tous les bons musicien doivent dormir.
J'étais hésitant à cause du keynote.Dc c'est un "key notes" speech.
Tu peux prendre plein de band qui expriment leurs idée ou Sucks selon les goûts.
Springsteen hardest working futur of rock and roll He sucks. Même les beatles sucks selon un livre récent

Dc c'est un "key notes" speech. Cool d'être là avec pleins de bands.

Prendre une guitare était un rêve de gosse. il n'y avait pas tant de guitar. Les joueurs de guitare et band était peu nombreux. il n'y avait pas bcp de music d'école de music. Le rock avait seulement 10 ans. Il y avait énormément de style de band qui jouaient. c'est fascinant de voir ce qu'est devenu la music que j'ai aimé toute ma vie. La pop est un nouveau mouvement d'expression, une force culturelle. Avant on ne pensait pas avoir des joueurs de 30 ans ds le rock. La music populaire est de la musique utile pour le débat etc. Il y a plein de style de music différentes ( citation de tout les rocks).

u2 est probablement le dernier band qu'il va connaître.
Le commentaire le plus prophétique fait sur le rock a été après la mort de Elvis. Lester Banks "Maintenant, You would have your heroes and i will have mine" Après Elvis il n'y a plus de King unique mais différents styles.

tout les nouveau band pensent avor le pouvoir de battre cette prophétie. Les influences n'ont pas d'importance, Qu'importe ce que tu créais, il faut juste le faire.
On vit dans un monde post authentic. C'est le pouvoir et le but de votre création qui compte.

Fin de l'intro
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Traduction à la volée

Message  benjimagne le Jeu 15 Mar 2012 - 22:44

Chacun a sa motivation moi c'était Elvis (Ed Sullivan show). Un homme blanc peut faire bouger les gens et choses. L'avènement de la télévision a été une révolution par la transmission d'image. Elvis (avec la façon dont il bougait) était le premier homme représentant la révolution sexuel, les civil rights développé par un artist mainstream qui permet un nouveau "way" de penser, vivre etc. Il y a u un avant et un après. Une semaine plus tard j'ai tripoté une guitare (un échec) donc j'ai continué continué devant un miroir de préférence. Je fais encore ça, pas vous? mdr (Tu dois vérifier tes mouvement) . Tout les matins j'entendais la radio pop. Roy orbison était le vrai maître des pop songs. Le plus cool, plantant des couteaux ds les tragédie d'adolescent. La vie est une tragédie selon roy supporté par des moments permettant de vivre cette tragédie.
La révolution anglaise, ma première vraie guitare et la première collaboration pour créer une unité indépendante ( les beatles) Il n'y avait pas de magasin de vente de cd. C'était des gosses comme moi avec des vestes. Il doit y avoir un moyen d'y arriver pour mois. The animals ont été le déclencheur pour moi.

Voilà pour les 30 premières minutes.
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Re: Austin, SXSW

Message  calispera le Jeu 15 Mar 2012 - 23:01

edit : rem : je n'avais pas vu les traductions de Benjimagne avant de poster.....

Ceci n'est pas un résumé, juste les notes que je me suis permises de prendre pendant que ça tournait. Pour ceux qui n'ont pas encore regardé : gagnez du temps, le boss n'arrive qu'à la minute 5'.
Comme le téléchargement bloque tout le temps, mieux vaut sans doute passer directement là.

Ne vous attendez pas à un contenu sophistiqué ou synthétisé. C'est juste quelques notes prises au vol + quelques réflexions sur comment ça se passe.

Premières remarque de Bruce :
« Pourquoi êtes vous « fucking » là si tôt? A quel point ce speech doit être important pour qu'il soit donné en matinée! »

Il dit avoir hésité à accepter de faire ce speech.

Il fait beaucoup d'auto-dérision.

Je ne comprends pas tout mais capte tout de même qu'il tente de montrer qu'il ne se prend pas au sérieux et qu'il est très relax, mais c'est assez fake selon moi. Il a je pense très très bien préparé son speech, le lit, en jouant (actant) +/-, tentant de paraître malgré tout naturel et spontané, et ça donne pas mal en effet. Jusqu'à la minute 8'30'', il n'a, semble-t-il rien dit de transcendant, ou c'est moi qui n'ai rien pigé.
Or la vidéo fait 56', faut du courage tout de même pour suivre.

Il parle de ses débuts, le rock n'a que 10 ans, ya pas encore énormément de groupes et tous les styles sont un peu mélangés. Le rock est un nouveau langage des mouvements sociaux. Il cite énormément de noms, mais je n'en capte presque pas.
Actuellement il y a des centaines de styles, et il se met à les citer. Sa liste est vraiment longue et amusante (car vraie et risible, même si correspondant à une réalité). Ensuite il mentionne : ajouter « néo » devant chacun de la liste et répétez-là Wink

En 1956, c'est la base pour lui, il fait la connaissance d'Elvis par la télé.

Il est difficile à suivre. Il change rapidement de style de langage et aussi il change le rythme de parole : parfois il court et ça parait ennuyeux. A d'autres moments il parle très lentement en insistant sur quelques syllabes, pour mieux marquer le propos. (rem, après 20-30 minutes, il trouve un meilleur rythme, car il est clair qu'il fait ça au début, car il parvient pas trop à gérer la présentation).

Selon lui, Elvis a presque changé le monde, en tout cas, il a créé un moyen de communication nouveau pour plein de sujets fondamentaux, dont : droits civiques, race, sexe, identité, ....

Il semble s'amuser lui-même de ce qu'il est en train de lire.

Il mélange un côté « petit professeur qui s'y croit », avec un « gaillard bien viril qui s'y croit » et un « amuseur du moment qui s'y croit », et un « petit vieux qui fait le con », plus quelques gestes et mimiques de quelqu'un de plutôt très timide, pas bien à son aise, très humain donc, et là on l'adore.

J'ai bien l'impression que bien souvent son humour est très fin, très sensible, mais je ne capte qu'en partie.

Ce qu'il dit est extrêmement personnel. Il parle de la manière dont le rock lui fait accéder à énormément de nouvelles notions concernant la vie, des notions psychologiques finalement, qui, quand il est adolescent, le marquent très fortement : comment approcher les filles, comment on peut ressentir la peur, pleurer, écouter son coeur, toutes sortes de choses qui apparemment n'appartenaient pas du tout à son monde.

Il ne monte pas très haut dans un discours philosophique, mais à sa manière, comme dans ses chansons, il parle du très concret, avec beaucoup de sensibilité, avec gestes et expressions et humour, et celui qui écoute en tire presque forcément une leçon de vie.

Amusant tout de même de voir un conférencier prendre sa guitare, commencer à jouer, petite démonstration, et puis laisser sortir un peu de la gueulante du Boss. Pas beaucoup de conférenciers doivent pouvoir se permettre ça Wink

Avec tous les blocages de la vidéo, les 56 minutes sont en train de devenir 1h30 à 2h d'écoute.

Il fait énormément de grimaces en parlant.

Pas possible de résumer ce qu'il dit, il énumère toutes les impressions que les premiers rockers ont fait sur lui dans son enfance et son adolescence. Tout ça est de l'ordre de l'anecdotique, pas que ce soit pas important, mais pas résumable, et plein de cachet en tout cas. Même genre de topo que quand il avait participé à l'émission de Steve pendant 3 ou 4 semaines.

Il réitère d'ailleurs l'histoire de Born to run (ou un autre morceau de ce lp là), dont la rythmique vient de « don't let me be misunderstood ». « It's the same fuckin' rock, man ». dit-il après l'avoir démontré à la guitare.

Ensuite il parle des groupes de rock des années 70, disant qu'ils étaient « frightening » càd effrayant, qu'ils faisaient peur, et il insiste que c'est différent de « shocking », choquant.

Tous ces groupes sont ses maîtres. Il a passé toutes ses soirées jusqu'à ses 20 ans en cie d'eux.

A la minute 30, j'ai eu l'impression de voir Gary Talent dans le public.....=>?

Il a été super impressionné, quand, en étant dans le public à un concert de James Brown, celui-ci l'a invité sur scène. James le connaissait, mais pas son nom. Il a demandé à d'autres star (dans les coulisses) de le rejoindre, puis à demandé à Mr Born in the USA de le rejoindre. Il ne s'est pas fait prié pour y grimper.
Bruce trouve que James Brown est sous-estimé à côté de Elvis et Dylan.

Dylan. Dans les années 50-60, tout était hypocrite. Et lui, il donnait les mots pour être soi-même. Comme enfant et ado, on était laissé à soi-même (you were on your own). Les parents ne nous apprenaient pas comment se comporter vraiment.
« Il est le père de mon pays musical, et je le remercie »
Il chantait à propos de tout ce qui comptait.

Petite remarque à Matthis s'il lit : Bruce improvise plusieurs fois pendant son speech, de petites mélodies, en chantant très juste et de manière très sensible : ce n'est pas ce qu'il fait en concert où il semble manquer de voix, et à des difficulté à être juste dans ses propres mélodies : pourquoi? (cf. par rapport à ton explication de l'autre jour).

Bruce fait parfois des petits poèmes humoristiques à l'intérieur du speech, décrivant un thème du rock, souvent bien tournés mais aussi assez justes. J'imagine que des journalistes se feront un plaisir de les retranscrire quelque part.

Amusant aussi comme il aime bien ramener régulièrement les mots « ass », « fuck », « sex », comme presque des leitmotivs. Ca me parait très américain, car en fait, son propos en est plutôt assez éloigné. Encore toujours en train de vouloir transgresser les tabous de son éducation catho? Wink

Dans les dernières minutes, il parle de Pete Seeger, en racontant comment ils ont chanté ensemble : this land is your land, après l'investitude de Obama, dans un froid de canard, avec ce bonhomme, bon pied bon oeil à 90 ans. Il était assez impressionné. Il chante un bout du morceau, et amène le public à participer en douce.

A la fin il fait rire le public, revenant sur une feinte du début « you suck ». Le public applaudit, et certains même se lèvent.

Il récite comme une sorte de conclusion, sous forme apparente d'une liste de conseils, ça fait un peu hymne, morale de l'histoire, voire prêche. Ca aussi ce sera peut-être retranscrit par des journalistes.

Il s'est rasé la mini barbichette (déjà à l'Apollo en fait), et ne portait pas de chemise à carreaux Wink

J'aurais pu tenter de transcrire une partie, mais ça m'aurait pris 20 heures.

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Re: Austin, SXSW

Message  Fabrice le Ven 16 Mar 2012 - 2:51

Il cause, il cause et en plus il joue..
Le début du concert..


1.) I Ain't Got No Home (Woody Guthrie Cover) (acoustic w/ horns)
2.) We Take Care of Our Own
3.) Wrecking Ball
4.) Badlands (Jake solo according to @annkpowers)
5.) Death To My Hometown (with Tom Morello)
6.) My City of Ruins
7) SEEDS
Cool E street shuffle
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Re: Austin, SXSW

Message  Marc le Ven 16 Mar 2012 - 5:37

La setlist complète :

UPDATED SET LIST:
March 15, 2012
SXSW ACL Live @ The Moody Theatre
Austin, TX
Lights Out 9:20pm CST
1.) I Ain't Got No Home (Woody Guthrie Cover) (acoustic w/ horns)
2.) We Take Care of Our Own
3.) Wrecking Ball
4.) Badlands (Jake solo according to @annkpowers) (**video clip** https://path.com/p/iBLc5)
5.) Death To My Hometown (with Tom Morello)
6.) My City of Ruins ('If you're here and we're here then they're here.")
7.) SEEDS
8.) E St Shuffle (**pic** twitpic.com/8wv1zb via @springsteen)
9.) Jack of All Trades (with Tom Morello)
10.) Shackled and Drawn
11.) Waiting On A Sunny Day (Bruce in the crowd)
12.) The Promised Land
13.) THE GHOST OF TOM JOAD (with Tom Morello) (**pic** http://instagr.am/p/IN_ic1C9OV/ via @estesc)
14.) The Rising (**pic** pic.twitter.com/YHo1sKxP via @somevelvetblog)
15.) We Are Alive
16.) Thunder Road
ENCORE BREAK (ESCOVEDO JUST TWEETED ("waiting to sing with the mighty boss")
17.) Rocky Ground (With Michelle Moore)
18.) Land of Hopes and Dreams
19.) THE HARDER THEY COME (with Jimmy Cliff) (**video clip** https://path.com/p/40Gy0Z via @faderfam)
20.) TIME WILL TELL (with Jimmy Cliff)
21.) MANY RIVERS TO CROSS (with Jimmy Cliff)
22.) WE GOTTA GET OUT OF THIS PLACE (with Eric Burdon)
23.) Tenth Avenue Freezeout (**Pic** twitpic.com/8ww12u via @springsteen)
24.) THIS LAND IS YOUR LAND (with Joe Ely, Alejandro Escovedo, and The Low Anthem AND Arcade Fire AND Tom Morello AND Garland Jeffreys) (**Pic** twitpic.com/8ww41h via @springsteen)
THANK YOU AND GOOD NIGHT
Show Ends 11:58 CST (2 hr 38 min)

Il s'échauffe le bougre, il s'échauffe. Je pense qu'il sera bientôt ready cheers

NB : la vidéo de WE GOTTA GET OUT OF THIS PLACE est dispo sur le site officiel
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Re: Austin, SXSW

Message  Diavol le Ven 16 Mar 2012 - 6:42

Ouf! Elle a de la gueule cette setlist !!
L'extrait de We Gotta Get Out Of This Place en acoustique - il chante la chanson pendant le concert avec M. Eric Burdon - me rappelle les grandes heures des concerts au Shoreline Amphitheatre en 1992... Qu'est-ce que j'aimerais qu'il refasse une tournée acoustique, mais juste comme ça: guitare-voix.
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Re: Austin, SXSW

Message  marcolas le Ven 16 Mar 2012 - 8:59

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Re: Austin, SXSW

Message  outlawpedro le Ven 16 Mar 2012 - 10:21

marcolas a écrit:

Ce morceau doit leur faire le même effet que lorsque j’écoute ça :


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Re: Austin, SXSW

Message  admin le Ven 16 Mar 2012 - 11:34

Première pour The Harder They Come, semble-t-il
http://hopeanddreams.free.fr/public/concert.php?idconcert=2549

Springsteen n'avait joué qu'une seule fois avec Jimmy Cliff au Stone Pony d' Asbury Park NJ le 22/09/1989 (ça n'est pas dans sur le site)



Dernière édition par yvvan le Ven 16 Mar 2012 - 18:11, édité 1 fois (Raison : essai image)

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Re: Austin, SXSW

Message  arizona le Ven 16 Mar 2012 - 11:53

Merci pour toutes ces infos (très belle setlist), heu... je m'y perds un peu: il a joué la veille avec Alejandro Escovedo (Midnight Train, Always a Friend, Old Dusty Road et Beast of Burden) puis il a causé devant un micro dans la journée puis il a fait son concert, c'est ça?
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Re: Austin, SXSW

Message  admin le Ven 16 Mar 2012 - 12:12

arizona a écrit:Merci pour toutes ces infos (très belle setlist), heu... je m'y perds un peu: il a joué la veille avec Alejandro Escovedo (Midnight Train, Always a Friend, Old Dusty Road et Beast of Burden) puis il a causé devant un micro dans la journée puis il a fait son concert, c'est ça?

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Re: Austin, SXSW

Message  Leadbelly II le Ven 16 Mar 2012 - 16:41

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Re: Austin, SXSW

Message  fanduBOSS le Ven 16 Mar 2012 - 19:35

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Re: Austin, SXSW

Message  Charlie le Ven 16 Mar 2012 - 21:17

Je sais pas vous,mais j'ai hâte des prochains concerts pour voir la setlist prendre forme. bounce

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Re: Austin, SXSW

Message  crazybib le Ven 16 Mar 2012 - 21:51

C'est moi ou j'ai apperçu Springsteen junior dans la vidéo de TLIYL ?
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Re: Austin, SXSW

Message  admin le Sam 17 Mar 2012 - 10:12

Pour revenir sur le speech (merci à benjimagne), voici le résume que rapporte backstreets:

THE BADDEST ASS IN TOWN: BRUCE'S SXSW KEYNOTE
By GARY GRAFF / AUSTIN, TX
There was an audible — and mass — gasp of disappointment on Thursday afternoon in Austin when SXSW managing director Roland Swenson announced that Bruce Springsteen's keynote speech would be done in an interview format. It wasn't lack of respect for Dave Marsh, the eminent Springsteen authority, who’s more than up to the task. It was just that everyone was expecting... well, a speech. So there was relief when, with E Street Band members including Little Steven Van Zandt, Garry Tallent and Roy Bittan looking on, Springsteen strode onstage, in a blue shirt and dark jeans, with a sheaf of papers and a wide smile, asking why we were "up so fucking early? Every important musician in this town is asleep — or they will be by the time I finish this thing." Hardly. Springsteen enraptured the packed ballroom at the Austin Convention Center with nearly 50 minutes of advice, anecdotes, reflections, and analysis, a fascinating and carefully constructed oral memoir that considered his career in the context of an event with some 13,000 registered attendees and 2,000 bands playing around town. Springsteen — who made a guest appearance at Wednesday's Austin Music Awards and will be performing his own show Thursday night at ACL Live at the Moody Theater — also grabbed the acoustic during parts of the speech, connecting his doo-wop roots to "Backstreets" and The Animals' "Don't Let Me Be Misunderstood" to "Badlands" ("It's the same fucking riff!"). It was a speech full of genuine gems, but here are ten of our favorite moments from the keynote.

* No one really hardly agrees on anything in pop anymore. There is no keynote. There is no unified theory of everything. You can ask Einstein. You can pick any band — say, Kiss. You can go, "Early theater rock proponents expressing the true raging hormones of youth," or, "They suck!" You can go, "Phish, inheritors of the Grateful Dead's mantle, brilliant center of the true alternative community," or, "They suck!" You go, "Bruce Springsteen, natural-born poetic genius off the streets of Monmouth County, hardest-working New Jerseyan in show business, voice of the common man, future of rock 'n' roll," or... "He sucks! Get the fuck outta here!”

* So as the records that my music was initially released on give way to a cloud of ones and zeroes, and as I can carry my entire record collection since I was 13 in my breast pocket... the one thing that's been constant over the years (is) the genesis and power of creativity, the power of the songwriter or the composer or, let's say, the creator. So whether you're making dance music, Americana, rap music, electronica, it's all about how you're putting what you do together. The elements you're using don’t matter. Purity of human expression and experience is not confined to guitars, to tubes, to turntables, to microchips. There is no right way, no pure way of doing it. There's just doing it.

* Remember, it wasn’t just the way Elvis looked. It was the way Elvis moved that made people crazy, pissed off, driven to screaming ecstasy and profane revulsion... When they made an attempt to censor him from the waist down, it was because of what you could see happening in his pants. Elvis was the first modern, 20th century man, he was a precursor of the sexual revolution, of the civil rights revolution, drawn from the same Memphis as Martin Luther King, creating fundamental outsider art that would be embraced by a mainstream popular culture. Television and Elvis gave us full access to a new language, a new form of communication, a new way of being, a new way of thinking about sex, about race, about identity, about life. A new way of being an American, a human being and a new way of hearing music.... Once he was heard and seen in action, you could not put the genie back in the bottle... there was yesterday, there was today, and there was a red-hot hot rockabilly forging of a new tomorrow before your eyes.

* Even before there was Elvis, my world had begun to be shaped by the little radio with the six-inch mono speaker on top of our refrigerator.... Between 8 and 8:30 every morning as I snowed sugar onto my Sugar Pops, the sounds of early pop and doo-wop whispered into my young and impressionable ears. Doo-wop, the most sensual music ever made, the sound of raw sex, of silk stockings rustling on backseat upholstery. The sound of the snaps of bras popping across the USA. Of wonderful lies being whispered into taboo perfumed ears. The sound of smeared lipsticks, untucked shirts, running mascara, tears on your pillow, secrets whispered into the still of the night, the high school bleachers and the dark of the YMCA canteen. The sound of your incredibly wonderful, limp your ass, blue-balled walk back home after the dance.

* Roy Orbison was the true master of the romantic apocalypse. He knew what was coming after the first night you whispered "I love you" to your new girlfriend. You were going down.... But he also sang that he'd be risen to the heights of near unexpressable bliss by these same very things that tortured him. Oh, cruel irony.

* The other thing that was great about the Animals was there were no good-looking members. There were none. They were considered one of the ugliest groups in rock 'n' roll... That was good for me, 'cause I considered myself hideous at the time... And they weren't even nice. They didn't curry favor. They were like aggression personified: "It's my life and I'll do what I want." They were cruel, which was so freeing.

* Darkness was also informed by the punk explosion at the time. I went out and got the early punk records, "Anarchy..." and "God Save the Queen." The Sex Pistols were so frightening. Literally, they shook the earth, which is different from shocking. A lot of groups manage shocking, but... there were very few rock groups that managed frightening. They were brave and they challenged you and they made you brave, and that energy seeped its way into the subtext of Darkness. Darkness was written in 1977, and all of that music was out there and if you had ears you could not ignore it. I had peers that did, and they were mistaken. You could not ignore that challenge.

* Woody [Guthrie]'s world was a world where fatalism was tempered by a practical idealism. It was a world where speaking truth to power wasn’t futile, whatever its outcome. Why do we continue to talk about Woody so many years on? He never had a hit, never went platinum, never played in an arena... But he's a big ghost in the machine. I believe it's because Woody’s songs... tried to answer Hank Williams' question [about] why your bucket has a hole in it. That’s a question that’s eaten at me for a long time.”

* So rumble, young musicians, rumble. Open your ears and open your hearts. Don't take yourself too seriously, and take yourself as seriously as death itself. Don’t worry. Worry your ass off. Have unclad confidence, but doubt. It keeps you awake and alert. Believe you are the baddest ass in town — and you suck! It keeps you honest. Be able to keep two completely contradictory ideals alive and well inside of your heart and head at all times. If it doesn't drive you crazy, it will make you strong. And stay hard, stay hungry and stay alive. And when you walk on stage tonight to bring the noise, treat it like it's all we have — and then remember it's only rock 'n' roll."

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Re: Austin, SXSW

Message  calispera le Sam 17 Mar 2012 - 12:07

yvvan a écrit:Pour revenir sur le speech (merci à benjimagne), voici le résume que rapporte backstreets:

...........................
* So rumble, young musicians, rumble. Open your ears and open your hearts. Don't take yourself too seriously, and take yourself as seriously as death itself. Don’t worry. Worry your ass off. Have unclad confidence, but doubt. It keeps you awake and alert. Believe you are the baddest ass in town — and you suck! It keeps you honest. Be able to keep two completely contradictory ideals alive and well inside of your heart and head at all times. If it doesn't drive you crazy, it will make you strong. And stay hard, stay hungry and stay alive. And when you walk on stage tonight to bring the noise, treat it like it's all we have — and then remember it's only rock 'n' roll."

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Re: Austin, SXSW

Message  Clint le Sam 17 Mar 2012 - 20:19

J'adore les changements dans les solos de gratte à chaque nouvelle version de TGOTJ par Bruce/Morello !

Je suis sûr que Tom aimerait visiter Montpellier... En tout cas, moi je l'encourage !!!!

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Re: Austin, SXSW

Message  arizona le Dim 18 Mar 2012 - 8:10

[/quote]J'adore les changements dans les solos de gratte à chaque nouvelle version de TGOTJ par Bruce/Morello[quote]

A noter sa reprise intéressante de "Blind Willie Mc Tell" dans l'album hommage à Dylan "Chime of freedom" au profit d'Amnesty. Nils Lofgren apparait aussi avec Paul Rodgers sur "Abandonned Love". Présence des Gaslight Anthem, de Patti Smith, Steve Earle, Costello, Jackson Browne, Pete Seeger, etc. Mais bizarre, aucune trace de Bruce sur les 4 galettes, il y a pourtant du monde...
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Re: Austin, SXSW

Message  Marc le Dim 18 Mar 2012 - 8:53

Quelques extraits vidéos pro-shot :

TGOTJ : http://vimeo.com/38702764

The Harder they Come : http://vimeo.com/38700594

This Land is Your Land : http://vimeo.com/38699646

Wrecking Ball : http://vimeo.com/38711704

WTCOOO : http://vimeo.com/38712276

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Re: Austin, SXSW

Message  admin le Dim 18 Mar 2012 - 11:11

calispera a écrit:
yvvan a écrit:Pour revenir sur le speech (merci à benjimagne), voici le résume que rapporte backstreets:

...........................
* So rumble, young musicians, rumble. Open your ears and open your hearts. Don't take yourself too seriously, and take yourself as seriously as death itself. Don’t worry. Worry your ass off. Have unclad confidence, but doubt. It keeps you awake and alert. Believe you are the baddest ass in town — and you suck! It keeps you honest. Be able to keep two completely contradictory ideals alive and well inside of your heart and head at all times. If it doesn't drive you crazy, it will make you strong. And stay hard, stay hungry and stay alive. And when you walk on stage tonight to bring the noise, treat it like it's all we have — and then remember it's only rock 'n' roll."

This is BIG

C'est aussi un paragraphe qui a fait "tilt" chez moi, mais je serai bien plus réservé, la contradiction très springsteenienne me semble tellement pencher du coté du sérieux sur l'album... J'ai même un peu l'impression qu'on (les fans d'une manière générale, la presse et sa com') prend "Bruce" pour plus qu'il est en prenant un peu des chansons pour plus qu'elles ne sont, quitte à passer pour un simple d'esprit.
Attention, chanteur, c'est un piège d'être là où on t'attend...

Ça penche tellement sérieux que je me demande s'il n'est pas en train de se rendre compte en revenant sur scène qu'il a lui-même oublié le coté "it's only rock'n'roll"... (ou soul) pour reprendre le topic d'à coté.
Un chanteur, ça fait des chansons.

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Re: Austin, SXSW

Message  calispera le Dim 18 Mar 2012 - 14:16

yvvan a écrit:
calispera a écrit:
yvvan a écrit:Pour revenir sur le speech (merci à benjimagne), voici le résume que rapporte backstreets:

...........................
* So rumble, young musicians, rumble. Open your ears and open your hearts. Don't take yourself too seriously, and take yourself as seriously as death itself. Don’t worry. Worry your ass off. Have unclad confidence, but doubt. It keeps you awake and alert. Believe you are the baddest ass in town — and you suck! It keeps you honest. Be able to keep two completely contradictory ideals alive and well inside of your heart and head at all times. If it doesn't drive you crazy, it will make you strong. And stay hard, stay hungry and stay alive. And when you walk on stage tonight to bring the noise, treat it like it's all we have — and then remember it's only rock 'n' roll."

This is BIG

C'est aussi un paragraphe qui a fait "tilt" chez moi, mais je serai bien plus réservé, la contradiction très springsteenienne me semble tellement pencher du coté du sérieux sur l'album...

Je suis d'accord avec toi, avec en parallèle que je pense que s'il est capable d'émettre de telles idées, ça ne veut pas dire qu'il les pratique à 100%, mais que c'est d'une lucidité incroyable, dans sa position, d'émettre ce genre d'idées.

Et j'ai envie d'ajouter que quand il dit le petit paragraphe cité ci-dessus, qui clôture son Keynote speech, il ne prétend pas être un modèle du genre, juste, il a compris que ça c'est la voie royale, et il tente d'y accéder, avec ses moyens. Vu son succès, ça doit pas être simple de « ne pas s'y croire », enfin, de douter quoi. Je pense qu'il est impossible de s'imaginer vraiment ce que ça peut être.

De plus, je pense que la contradiction, chez Springsteen se fait entre les albums (certains morceaux en tout cas) et la scène, excepté quelques speech/prêches où il s'y croit abondamment, quoique, dans ses prêches, ya aussi peut-être une part d'autodérision justement. Cela dit, son côté « boss », perfectionniste, penche également très fort côté sérieux.

Et je pense que son côté dépressif qui refait régulièrement surface est lié à ce côté sérieux, où, dans sa situation – où ses moindres faits et gestes sont jugés, ou décortiqués (comme ici Wink ) où ses moindres paroles et actions ont des conséquences sur la vie de millions de gens (même s'il ne s'agit pas de vie ou de mort) – il doit être très difficile de prendre les choses à la légère, de lâcher prise. Il est dans un immense piège, un filet dont il ne sortira probablement jamais.
Je pense justement que Patti et le ESB ont un sacré rôle pour le soutenir dans ce chemin-là. Et le départ de Clarence dans ces circonstances, ce n'est sans doute pas seulement le départ d'un ami, d'un frère de sang, c'est aussi un pilier de l'équilibre psychologique du bonhomme qui a basculé.
Son équilibre se trouve en continu sur une lame de rasoir.

J'ai même un peu l'impression qu'on (les fans d'une manière générale, la presse et sa com') prend "Bruce" pour plus qu'il est en prenant un peu des chansons pour plus qu'elles ne sont, quitte à passer pour un simple d'esprit.

Parfois je me dis ça aussi (que t'es un simple d'esprit! non, je plaisante Wink , je me dis aussi qu'on le prend plus « plus » qu'il n'est). Mais ce n'est tout de même pas la com, Jon Landau et Sony qui font tout le boulot et qui mènent Springsteen, à 62 ans, à avoir des millions de fans, à être n°1 dans les charts du monde (occidental) entier, et à encore passer sold out dans des stades. Il y est bien sûr pour quelque chose, et pas peu. Donc, même si on pense parfois que le phénomène est surfait, ben ya quelque chose qui fait que ça va tout de même beaucoup plus loin. Sans pour autant qu'il puisse prétendre être un Mozart, Socrate, ou autre. On étudie tout de même ce gars à l'unif, ya des symposium qui lui sont consacrés. C'est fou tout de même Wink Donc oui, le gars, il ignore bien sûr rien de tout ça, et côté ego ça doit être un véritable cauchemar d'assurer. S'il n'était pas extraordinaire au niveau de la personnalité et s'il ne se soignait pas, je pense que ses chevilles auraient 10.000 fois éclaté, depuis le temps. Or ce gars reste relativement simple. Mais il admet en effet la contradiction. C'est un travail d'équilibriste incroyable.

D'ailleurs, j'avais parlé d'un texte sur l'ego. Je n'avais pas osé le copier dans un autre échange. Mais ça me poursuit. Ce texte concerne Bruce en direct, et démontre, d'une certaine manière, le combat quotidien que ça doit être de vivre en tant que star planétaire qu'il est, et tenter de rester humble, de pas perdre les pédales. C'est un texte de Eckart Tolle :

L'égo et la célébrité

Extrait du livre de Eckart Tolle : Nouvelle Terre

Le phénomène bien connu qui veut qu'on laisse tomber dans la conversation des noms célèbres et donc « importants » de gens avec qui l'on s'associe, de les mentionner comme si de rien n'était, fait partie de la stratégie de l'égo pour acquérir de la supériorité aux yeux des autres et, par conséquent, à ses propres yeux. C'est un vrai fléau que de devenir célèbre dans ce monde parce que vous disparaissez totalement derrière une image mentale collective. Presque tous les gens que vous rencontrez veulent renforcer leur identité, veulent renforcer l'image mentale de qui ils sont par association avec vous. Ces gens ne savent peut-être pas eux-mêmes que ce qui les intéresse, ce n'est pas vous, mais c'est de renforcer le faux sens qu'ils ont d'eux. Ils pensent que, par vous, ils peuvent être plus. Par vous, ils cherchent à devenir complets, ou plutôt par l'image mentale qu'ils se font de vous en tant que personne célèbre, en tant qu'identité collective conceptuelle exagérée.

La surévaluation absurde de la célébrité n'est qu'une des manifestations de la folie de l'ego dans notre monde. Certaines personnes célèbres font l'erreur de s'identifier à la fiction collective, à l'image que les gens et les médias ont créée d'eux, et ils commencent effectivement à se sentir supérieur aux autres mortels. Résultat? Ils s'aliènent de plus en plus d'eux et des autres, ils sont de plus en plus malheureux et de plus en plus dépendants de leur popularité. Entourés uniquement de gens qui alimentent l'image gonflée d'eux, ils deviennent alors incapables d'entretenir des relations authentiques.

Albert Einstein, qui fut admiré, presque considéré comme un surhumain et dont la destinée fut de devenir la personne la plus célèbre sur Terre, ne s'identifia jamais à l'image que le mental collectif avait créée de lui. Il resta humble, sans ego. En fait, comme il le dit, il s'agissait d'une « grotesque contradiction entre ce que les gens considéraient comme mes réalisations et mes capacités, et la réalité de qui je suis et de ce dont je suis capable? »

C'est pour cette raison que les gens célèbres ont de la difficulté à être authentiques dans leurs relations. Une relation authentique en est une qui n'est pas dominée par l'ego et la recherche d'image et de Moi. Dans une relation véritable, il y a une attention vigilante et une ouverture envers l'autre personne, sans aucun « vouloir ». Cette attention vigilante, c'est la Présence. Celle-ci est obligatoire pour qu'une relation soit authentique. En général, l'ego veut toujours quelque chose. S'il pense qu'il ne peut rien obtenir de l'autre, il reste alors dans une indifférence totale et se fout complètement de vous. Les trois états prédominants de l'ego dans les relations sont les suivants : le vouloir, le vouloir non satisfait (colère, ressentiment, reproches, doléances) et l'indifférence.

J'ai mis le paragraphe qui concerne le plus Springsteen en gras, dans le sens qu'il parvient tout de même à assez bien échapper à ce phénomène en se faisant entourer de gens qui ne l'adulent pas trop et sont de véritables partenaires, et qu'il reste incroyablement humble face à ses fans : c'est très marquant à chaque fois qu'on le voit signer des autographes. Beaucoup de bienveillance, de simplicité, de respect. Il semble véritablement comprendre le phénomène dont il fait l'objet, et se soumettre à certaines règles, sans entrer dans le mirage.

En gras-italique, la citation de Einstein m'a fait penser à ce que dit Springsteen lui-même de son ego dans la vidéo Storyteller (enfin, si mon souvenir est bon, c'est peut-être dans une interview). Il exprime que dans son cas on ne peut qu'avoir un ego surdimensionné, ou quelque chose comme ça. Et je pense qu'il mentionne qu'il travaille là-dessus. En tout cas, ça me paraît évident qu'il travaille continuellement là-dessus, sinon il aurait définitivement disjoncté depuis longtemps.

Ça penche tellement sérieux que je me demande s'il n'est pas en train de se rendre compte en revenant sur scène qu'il a lui-même oublié le coté "it's only rock'n'roll"... (ou soul) pour reprendre le topic d'à coté.
Un chanteur, ça fait des chansons.

Parfois je me fais le même genre de réflexion, avec un peu de déception. Et en même temps, je me dis : le gars il est dans ce trip depuis plus de 40 ans, et il a 62 balais, c'est tout de même pas trop anormal qu'il se prenne à ce point au sérieux. A cet âge ce n'est pas étonnant qu'il commence à fonctionner comme s'il était une référence plus que musicale (morale un peu aussi). C'est un aspect du vieillissement, je me dis. Et finalement, c'est plutôt même assez anormal qu'il ne se prenne pas plus pour un dieu. Pas qu'il le soit hein Wink

Bon, tout ce que je dis n'est que supputations, je n'ai aucune certitude de la véracité de mes hypothèses, mais je pense probable qu'elles tiennent la route.

calispera

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Re: Austin, SXSW

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