Le prochain Stephen King adapté par Jonathan Demme

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Le prochain Stephen King adapté par Jonathan Demme

Message  Roadrunner le Ven 12 Aoû 2011 - 13:04



Le réalisateur du Silence des agneaux va porter un roman du maître de l'angoisse à l'écran.

11/22/63, le prochain ouvrage de Stephen King n'est pas encore sorti (aux Etats-Unis il est prévu pour novembre) mais intéresse déjà Jonathan Demme. L'histoire est prometteuse : on suit Jake Epping, un simple professeur d'anglais dans un lycée du Maine qui a une légère particularité. Il peut voyager dans le temps. Et il décide donc de s'enrichir considérablement en... euh non pardon, ça c'est ce qu'un homme normal ferait. Mais Jake lui, ne mange pas de ce pain là. Ses voyages dans le temps lui serviront uniquement à tenter de sauver John Fitzgerald Kennedy, dont l'assassinat a eu lieu le 22 novembre 1963, d'où le titre du bouquin.

Demme, très enthousiaste, a acheté les droits lui-même, et va produire, écrire et mettre en scène l'adaptation. Stephen King sera impliqué dans le projet au titre de producteur exécutif.

Le film n'a pas encore de distributeur, mais vu comment les choses avancent, cela ne devrait pas être un problème bien longtemps. De toute façon Demme compte démarrer le tournage à l'automne 2012, avec ou sans distributeur.

Décidément, les oeuvres de King reviennent en force ces temps-ci, puisque récemment c'était David Yates qui révélait s'intéresser de près à l'adaptation du Fléau.

http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Jonathan-Demme-il-va-adapter-Stephen-King-2873916

http://cinema.jeuxactu.com/news-cinema-11-22-63-le-film-15792.htm


confused Mais qui c'est ce Demme ??? Ah mais bon sang mais c'est bien sûr !



Sa biographie

Hors des sentiers battus, la filmographie de Demme aborde avec la même vitalité les derniers surgeons de la série B (Cinq femmes à abattre, Caged Heat, 1974, ou Crazy Mama, 1975), le vidéo-clip (Sun City : Artists United Against Apartheid de Little Steven Van Zandt), le documentaire musical (Stop Making Sense, 1984, sur les Talking Heads) ou le documentaire pur et simple (Swimming To Cambodia, 1987, sur les à-côtés du tournage de la Déchirure, de Roland Joffé). Ses oeuvres de fiction, si l'on excepte la mauvaise expérience de Swing Shift (1984), véhicule pour Goldie Hawn, témoignent d'un tempérament remarquable. Melvin and Howard (1980) raconte avec sensibilité la rencontre d'un pompiste et d'un vieillard un peu fou qu'il prend en auto-stop et qui se révèle être le milliardaire Howard Hughes (interprété par un Jason Robards au mieux de sa forme). Sur un type de sujet à la mode (une fille fantasque qui entraîne un jeune cadre dans les dangers de la vie marginale), Dangereuse sous tous rapports (Something Wild, 1986) procède par brusques changements de tons, par dérapages narratifs rattrapés avec brio, et par un étourdissant sens du rythme. Plein d'énergie, Demme passe du cinéma à la télévision, de la production à l'écriture et ne dédaigne pas quelques apparitions d'acteur de temps à autre. Il signe en 1988 Veuve mais pas trop... (Married to the Mob), un film démystificateur sur la mafia qu'il traite en alerte comédie plutôt qu'en parodie. Le Silence des agneaux (The Silence of theLambs, 1991) joue avec habileté sur les mécanismes du thriller et de l'angoisse et remporte un large succès international. Demme réagit à ce succès en s'attelant à un documentaire de long métrage sur un de ses cousins, prêtre et contestataire : Cousin Bobby (1992) est un film peu spectaculaire où le cinéaste s'efface devant son sujet. Philadelphia (id., 1993) est également un film sobre qui traite sans fausse pudeur du sida : l'interprétation remarquable de Tom Hanks a quelque peu occulté la facture nuancée et le regard humaniste du cinéaste. Il ne fera de nouveau film qu'en 1998, Beloved (id.), adaptation d'un best-seller qui mêle curieusement la fresque historique, le plaidoyer anti-raciste et le fantastique : le film est ambitieux et respectable mais pas totalement réussi. Si certains regrettent que le Silence des agneaux et Philadelphia aient un peu bridé l'anticonformisme du cinéaste, on constate qu'il sait cependant résister à la facilité.

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