Réflexions sur les formats sonores compressés

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Réflexions sur les formats sonores compressés

Message  CC Rider le Dim 1 Fév 2015 - 16:11

Vieux débat. Qui mérite reflexion.



Tous ceux qui n'ont pas renoncé aux plaisirs de la fête ont déjà fait l'expérience suivante au moins une fois : dans un appartement peuplé d'une cinquantaine de personnes consommant des boissons fortes, plusieurs jeunes gens, DJ d'un soir, rivalisent aux "platines". Ce n'est certes pas nouveau. Mais un ou deux détails signalent qu'on a radicalement changé d'époque. D'abord, les ordinateurs portables, laptops, et autres clés USB ont remplacé les platines vinyles qui avaient pourtant connu une nouvelle jeunesse il y a quelques années. Ensuite, le volume est beaucoup plus fort. Et surtout personne ne danse : un comble. Pourquoi et comment en est-on arrivé là ? La réponse pourrait tenir en deux lettres et un chiffre : MP3.
Ce nouveau standard audio qui s'est imposé de fulgurante manière en quelques années a déjà suscité une abondance de commentaires. Si l'on en croit les majors du disque, il serait responsable à lui seul de la mort du CD, de plans sociaux plus saignants qu'une série B hollywoodienne –et pourquoi pas du réchauffement climatique, de la pollution des océans ou des déséquilibres géostratégiques, tant qu'on y est ?
Car tous absolument tous les débats qu'a suscités cette nouvelle forme de partage de la musique ne se sont focalisés que sur les problèmes juridiques qu'elle soulève : droit d'auteur, propriété intellectuelle, piratage ou "téléchargement légal". Emblème d'une victoire de la raison économique, le MP3 était la technologie idéale pour oublier tous les autres problèmes esthétiques, techniques et sanitaires que cette nouveauté posait pourtant. Et qui continuent de se poser. Voici pourquoi et comment.
CULTE DU "BEAU SON"

L'homme qui parle dans ce café du 9e arrondissement de Paris n'est pas un passéiste crispé sur le bon vieux temps. Amateur éclairé de chansons françaises, animateur de la belle petite revue Je chante, Raoul Bellaïche ne peut réfréner une certaine nostalgie : "Je me souviens bien de cette période où la hi-fi coûtait assez cher mais où le grand public était prêt à des sacrifices financiers pour un bon équipement. Et puis tout a basculé en cinq ou six ans. Très peu de gens ont noté que l'arrivée du MP3 marque la première fois qu'un retour en arrière est présenté comme un progrès. Tout le monde s'est habitué, y compris moi, parce que c'est très pratique."
Pratique : le mot est lâché. Evidemment, avant, c'était moins pratique : le culte de la hi-fi et du "beau son", partagé par un grand nombre d'auditeurs mélomanes ou pas, supposait l'acquisition d'un matériel souvent volumineux et les sacrifices financiers qui allaient avec. La diversité de l'offre comblait cette demande : dans toutes les gammes de prix, les fabricants proposaient des appareils dédiés, qu'on mariait les uns aux autres avec cette illusion naïve et belle de toucher à la meilleure reproduction sonore possible. L'audiophilie de papa, c'était ça : la sensation qu'en appariant tel tourne-disque à tel ampli et tel câble à telle paire d'enceintes, on devenait le metteur en scène d'un film domestique dont le titre avait été inventé par ECM, célèbre label de jazz européen : "Le plus beau son après le silence "…
Ce temps-là semble révolu. L'auditeur d'autrefois, pour qui l'écoute était une activité noble à laquelle il sacrifiait du temps, a laissé la place à une "écoute nomade" de la musique. En permettant de stocker dans un espace physique réduit une quantité énorme de musique, le MP3 a inventé une chose toute nouvelle : l'accumulation furtive. C'est-à-dire la capacité à posséder toujours plus de musique mais à en profiter toujours moins, puisque désormais le temps de l'écoute se superpose à d'autres occupations.
Le fantôme de la gratuité a parachevé le tableau d'une avancée technique que tout le monde ou presque s'accorde à trouver bonne. Ceux qui osent émettre la moindre critique à son égard sont promptement assurés de se voir flétrir de l'épithète "réactionnaire" sur l'air bien connu du "c'était mieux avant". Pourtant, il se pourrait que, dans le cas qui nous occupe, ce fût vraiment mieux avant. Et que ça pourrait être beaucoup mieux demain.
PERTE DE QUALITÉ DRASTIQUE
C'est quoi, au juste, le MP3 ? Juste un format d'encodage des données audio permettant de diviser par dix le poids d'un fichier informatique. Ainsi dématérialisée, la musique peut circuler plus vite d'ordinateur à — baladeur numérique. Mais au prix d'une mutilation indiscutable du signal d'origine et d'une perte de qualité drastique. C'est ce qu'explique Lionel — Risler, l'un des ingénieurs du son les plus respectés pour son travail d'orfèvre en matière de restauration d'anciens enregistrements : "Dans le cas du MP3, on choisit arbitrairement d'enlever du signal tout ce qui est prétendument superflu. Mais sur des critères très discutables. On réduit les informations pour gagner de la place de stockage. Au départ, le MP3 n'a été conçu que pour accélérer les flux des données sur Internet. Et puis on a ouvert la boîte de Pandore, puisque cette circulation s'est faite sans aucune règle."
Cette compression des données, qui a aussi ses partisans, s'ajoute à un autre traitement du son, pratiqué depuis bien longtemps dans les musiques populaires : la compression dynamique. Schématiquement, la compression dynamique consiste à relever les niveaux faibles et à abaisser les niveaux forts, bref à gommer les contrastes qui donnent tout son relief à la musique. L'intérêt ? Réduire le volume d'informations, en vue d'un stockage ou d'une diffusion sur une bande passante limitée radio ou Internet par exemple, tout en induisant une sensation de puissance sonore, partiellement artificielle.
"L'oreille n'est pas éduquée à recevoir des signaux compressés, explique David Argellies, un jeune acousticien qui par ailleurs apprécie le "gros son". Les radios de jeunes sont plus fatigantes à niveau équivalent, parce que l'oreille est habituée à percevoir de forts contrastes dynamiques. Et la compression a tendance à la flouer. C'est comme une illusion d'optique. A l'écoute d'une musique compressée, déjà perçue comme plus forte , on aura tendance à augmenter le volume pour retrouver du contraste."
En outre, le volume moyen d'un son dynamiquement compressé peut être réellement plus élevé. Car pour réduire l'écart des variations d'une musique, il faut choisir un volume de référence; et si c'est le volume maximal du morceau qui est choisi, les niveaux faibles sont considérablement augmentés pour atteindre la diminution d'amplitude souhaitée. "Prenez la publicité à la télévision, note David Argellies. On la perçoit comme plus forte , car elle est plus compressée donc plus agressive."
Lorsqu'on parle d'agression, on aborde un terrain évidemment sujet à toutes les polémiques, mais qui ne peut pas se réduire à un combat d'anciens contre modernes ou à une croisade contre la musique de jeunes. Car depuis quelque temps, nombreux sont les scientifiques, parfois jeunes, qui tirent la sonnette d'alarme sur les conséquences sanitaires déplorables que ces nouveaux modes d'écoute auront inévitablement sur les nouvelles générations.
Bernard Janssen, chirurgien ORL et chanteur lyrique de haut niveau – il a fait carrière sous le nom de Bernard Sinclair – est sans doute l'un des mieux placés pour analyser le phénomène : "Les gens qui écoutent de la musique dans le métro sont obligés de pousser le volume pour couvrir le bruit ambiant. C'est terrible, car ils peuvent s'envoyer jusqu'à 140 décibels dans les oreilles, alors que le seuil de douleur se situe à 120. Jusqu'à 70, ça va encore. Certains chanteurs lyriques peuvent développer 130 décibels sans souci pour leur oreille, parce qu'ils projettent le son et qu'il y a des défenses physiologiques. Mais il suffit d'une seule exposition à ce volume pour subir un traumatisme qui débouchera sur une surdité. C'est le traumatisme aigu. Il existe un traumatisme chronique, repérable chez les ouvriers de chantier mais aussi chez les gens qui écoutent trop fort leurs baladeurs. C'est beaucoup plus insidieux car plus on perd l'audition, plus on monte le volume."
C'est désormais un fait acquis : la compression dynamique, appliquée à l'écrasante majorité des musiques actuelles, ne fait qu'aggraver les nuisances déjà bien connues d'un volume sonore excessif. Et cela vaut aussi pour les musiques apparemment les plus "douces". C'est ainsi que deux chercheurs amateurs de rock, Yann Coppier et Thierry Garacino, se sont livrés à de savantes mesures sur l'évolution de la compression dynamique en trente ans. Le résultat est édifiant : le morceau Rock and Roll de Led Zeppelin, perçu au début des années 1970 comme l'une des choses les plus violentes jamais enregistrées, n'est que faiblement compressé en comparaison de… Quelqu'un m'a dit, premier tube de Carla Bruni.
C'est toute la perversité des traitements modernes du son : la ballade un peu douceâtre de la désormais première dame de France se révèle, dans la froide objectivité des mesures scientifiques, bien plus dommageable pour l'appareil auditif que l'hymne hard rock de Led Zeppelin. Avec la compression, "on transforme la chaîne des Alpes en volcans d'Auvergne", résume assez joliment Yves Cochet, concepteur historique de systèmes haute-fidélité de pointe.
RÉAPPRENDRE À ÉCOUTER
Mais la disparition des contrastes n'est pas seulement une violence esthétique faite à la vérité musicale, c'est aussi un véritable risque sanitaire dont les scientifiques commencent à prendre la mesure. Des études récentes ont montré qu'un appareil auditif désaccoutumé aux contrastes dynamiques ne pouvait que perdre de son acuité, et ce même à bas volume. Le spectre d'une pandémie de surdité précoce est-il à redouter ?
"Je vois arriver des jeunes de 18 ou 20 ans qui développent déjà de belles surdités, résume avec fatalisme Bernard Janssen. Je suis très alarmiste et je le dis clairement : il faudra légiférer. Je ne suis pourtant pas très optimiste : dans une époque si soucieuse de liberté individuelle, chacun est évidemment libre de devenir sourd".
Réapprendre à écouter, sensibiliser à la qualité du son plutôt qu'à la quantité seront sans doute les seules solutions pour éviter une crise sanitaire majeure. A moins que, d'ici peu, ne s'inventent de nouvelles technologies plus respectueuses de la santé publique que la — compression dynamique et le MP3. Qui demeure, de l'avis général des spécialistes, le pire standard de toute l'histoire de la musique enregistrée.


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Re: Réflexions sur les formats sonores compressés

Message  JC le Dim 1 Fév 2015 - 18:11

La perte de qualité sonore est connue, par contre savoir que Carla Bruni fait plus de mal que Led Zep... ah bah si c'était connu aussi Very Happy On les aime bien nos chaînes hifi n'est ce pas ? Très intéressant en tout cas. Cela dit MP3 ou pas le fait d'écouter de la musique fort au casque n'a jamais été très conseillé, déjà du temps du walkman on en parlait.
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Re: Réflexions sur les formats sonores compressés

Message  calispera le Dim 1 Fév 2015 - 20:35

Je voudrais ajouter un aspect, en partant de ma petite personne. Pour avoir perdu une part de mon ouïe avant vingt ans, je me dis qu'un facteur qui entre sans doute aussi en jeu, c'est que la majorité des jeunes actuellement ont déjà perdu une part de leur acuité auditive avant l'âge d'acheter la fameuse chaîne hifi. Il n'y a pas que les casques qui font des dégâts, il y a les concerts qui n'ont certainement pas baissé en volume, les boîtes de nuits ou autres soirées musicales, et tant qu'on y est, les feux d'artifices qui se sont pas mal multipliés et qui sont les plus dangereux pour les oreilles, vu la soudaineté du son et son volume super élevé (le réflexe n'a pas le temps de fonctionner, et l'oreille prend).

En ce qui me concerne, les premiers sifflements d'oreille n'étaient pas du tout dû à mes casques, mais bien aux concerts, ou après avoir eu un pétards qui a explosé pas loin de moi.

Quand on est un peu sourd, avec des acouphènes, et que les fréquences de surdité ne sont pas homogènes, le mp3 gêne assez peu.

Quand j'entends un très bon son, je reste surprise par la beauté. Mais j'avoue que dans le brouhaha de la ville, avec des acouphènes, une surdité et du recrutement (ne pas supporter les sons forts), on ne peut pas être difficile.

Si 50% des jeunes  sont dans un registre semblable ou en voie de l'être, pourquoi chercheraient-ils la qualité alors que le mp3 est en effet bien pratique.

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Re: Réflexions sur les formats sonores compressés

Message  TOF le Lun 2 Fév 2015 - 9:38

A la lecture de cet article ... y a un truc qui me titille quand même ...
Je lis : "Les gens qui écoutent de la musique dans le métro sont obligés de pousser le volume pour couvrir le bruit ambiant. C'est terrible, car ils peuvent s'envoyer jusqu'à 140 décibels dans les oreilles, alors que le seuil de douleur se situe à 120."
Hors pour moi .. tous les baladeurs sont limités à 100 décibels de par la loi et ce depuis pas mal d'années.
Alors comment peut on se prendre 140, si l’appareil est bridé à 100 ?
Hors manip pour débrider bien sur ...

Ensuite .. les qualités de son ... un fichier iTunes sur de belles enceintes a t'il un meilleur son qu'un vinyle sur la vielle chaine hifi compact avec ses enceintes en plastiques bas de gamme de son papa ...
Un débat qui tourne en rond depuis des années.
Je pense que le soucis majeur ... c'est que les jeunes d'aujourd'hui n'ont pas d'autres références que ce qu'on leur propose actuellement.
Un peu comme ma petite dernière qui ne comprend pas que quand j'avais 10 ans ... ben moi j'avais pas d'ordi, d'iPhone ou de tablette !!!



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Re: Réflexions sur les formats sonores compressés

Message  albop le Lun 2 Fév 2015 - 10:00

CC Rider a écrit:Vieux débat. Qui mérite reflexion.



Tous ceux qui n'ont pas renoncé aux plaisirs de la fête ont déjà fait l'expérience suivante au moins une fois : dans un appartement peuplé d'une cinquantaine de personnes consommant des boissons fortes, plusieurs jeunes gens, DJ d'un soir, rivalisent aux "platines". Ce n'est certes pas nouveau. Mais un ou deux détails signalent qu'on a radicalement changé d'époque. D'abord, les ordinateurs portables, laptops, et autres clés USB ont remplacé les platines vinyles qui avaient pourtant connu une nouvelle jeunesse il y a quelques années. Ensuite, le volume est beaucoup plus fort. Et surtout personne ne danse : un comble. Pourquoi et comment en est-on arrivé là ? La réponse pourrait tenir en deux lettres et un chiffre : MP3.
Ce nouveau standard audio qui s'est imposé de fulgurante manière en quelques années a déjà suscité une abondance de commentaires. Si l'on en croit les majors du disque, il serait responsable à lui seul de la mort du CD, de plans sociaux plus saignants qu'une série B hollywoodienne –et pourquoi pas du réchauffement climatique, de la pollution des océans ou des déséquilibres géostratégiques, tant qu'on y est ?
Car tous absolument tous les débats qu'a suscités cette nouvelle forme de partage de la musique ne se sont focalisés que sur les problèmes juridiques qu'elle soulève : droit d'auteur, propriété intellectuelle, piratage ou "téléchargement légal". Emblème d'une victoire de la raison économique, le MP3 était la technologie idéale pour oublier tous les autres problèmes esthétiques, techniques et sanitaires que cette nouveauté posait pourtant. Et qui continuent de se poser. Voici pourquoi et comment.
CULTE DU "BEAU SON"

L'homme qui parle dans ce café du 9e arrondissement de Paris n'est pas un passéiste crispé sur le bon vieux temps. Amateur éclairé de chansons françaises, animateur de la belle petite revue Je chante, Raoul Bellaïche ne peut réfréner une certaine nostalgie : "Je me souviens bien de cette période où la hi-fi coûtait assez cher mais où le grand public était prêt à des sacrifices financiers pour un bon équipement. Et puis tout a basculé en cinq ou six ans. Très peu de gens ont noté que l'arrivée du MP3 marque la première fois qu'un retour en arrière est présenté comme un progrès. Tout le monde s'est habitué, y compris moi, parce que c'est très pratique."
Pratique : le mot est lâché. Evidemment, avant, c'était moins pratique : le culte de la hi-fi et du "beau son", partagé par un grand nombre d'auditeurs mélomanes ou pas, supposait l'acquisition d'un matériel souvent volumineux et les sacrifices financiers qui allaient avec. La diversité de l'offre comblait cette demande : dans toutes les gammes de prix, les fabricants proposaient des appareils dédiés, qu'on mariait les uns aux autres avec cette illusion naïve et belle de toucher à la meilleure reproduction sonore possible. L'audiophilie de papa, c'était ça : la sensation qu'en appariant tel tourne-disque à tel ampli et tel câble à telle paire d'enceintes, on devenait le metteur en scène d'un film domestique dont le titre avait été inventé par ECM, célèbre label de jazz européen : "Le plus beau son après le silence "…
Ce temps-là semble révolu. L'auditeur d'autrefois, pour qui l'écoute était une activité noble à laquelle il sacrifiait du temps, a laissé la place à une "écoute nomade" de la musique. En permettant de stocker dans un espace physique réduit une quantité énorme de musique, le MP3 a inventé une chose toute nouvelle : l'accumulation furtive. C'est-à-dire la capacité à posséder toujours plus de musique mais à en profiter toujours moins, puisque désormais le temps de l'écoute se superpose à d'autres occupations.
Le fantôme de la gratuité a parachevé le tableau d'une avancée technique que tout le monde ou presque s'accorde à trouver bonne. Ceux qui osent émettre la moindre critique à son égard sont promptement assurés de se voir flétrir de l'épithète "réactionnaire" sur l'air bien connu du "c'était mieux avant". Pourtant, il se pourrait que, dans le cas qui nous occupe, ce fût vraiment mieux avant. Et que ça pourrait être beaucoup mieux demain.
PERTE DE QUALITÉ DRASTIQUE
C'est quoi, au juste, le MP3 ? Juste un format d'encodage des données audio permettant de diviser par dix le poids d'un fichier informatique. Ainsi dématérialisée, la musique peut circuler plus vite d'ordinateur à — baladeur numérique. Mais au prix d'une mutilation indiscutable du signal d'origine et d'une perte de qualité drastique. C'est ce qu'explique Lionel — Risler, l'un des ingénieurs du son les plus respectés pour son travail d'orfèvre en matière de restauration d'anciens enregistrements : "Dans le cas du MP3, on choisit arbitrairement d'enlever du signal tout ce qui est prétendument superflu. Mais sur des critères très discutables. On réduit les informations pour gagner de la place de stockage. Au départ, le MP3 n'a été conçu que pour accélérer les flux des données sur Internet. Et puis on a ouvert la boîte de Pandore, puisque cette circulation s'est faite sans aucune règle."
Cette compression des données, qui a aussi ses partisans, s'ajoute à un autre traitement du son, pratiqué depuis bien longtemps dans les musiques populaires : la compression dynamique. Schématiquement, la compression dynamique consiste à relever les niveaux faibles et à abaisser les niveaux forts, bref à gommer les contrastes qui donnent tout son relief à la musique. L'intérêt ? Réduire le volume d'informations, en vue d'un stockage ou d'une diffusion sur une bande passante limitée radio ou Internet par exemple, tout en induisant une sensation de puissance sonore, partiellement artificielle.
"L'oreille n'est pas éduquée à recevoir des signaux compressés, explique David Argellies, un jeune acousticien qui par ailleurs apprécie le "gros son". Les radios de jeunes sont plus fatigantes à niveau équivalent, parce que l'oreille est habituée à percevoir de forts contrastes dynamiques. Et la compression a tendance à la flouer. C'est comme une illusion d'optique. A l'écoute d'une musique compressée, déjà perçue comme plus forte , on aura tendance à augmenter le volume pour retrouver du contraste."
En outre, le volume moyen d'un son dynamiquement compressé peut être réellement plus élevé. Car pour réduire l'écart des variations d'une musique, il faut choisir un volume de référence; et si c'est le volume maximal du morceau qui est choisi, les niveaux faibles sont considérablement augmentés pour atteindre la diminution d'amplitude souhaitée. "Prenez la publicité à la télévision, note David Argellies. On la perçoit comme plus forte , car elle est plus compressée donc plus agressive."
Lorsqu'on parle d'agression, on aborde un terrain évidemment sujet à toutes les polémiques, mais qui ne peut pas se réduire à un combat d'anciens contre modernes ou à une croisade contre la musique de jeunes. Car depuis quelque temps, nombreux sont les scientifiques, parfois jeunes, qui tirent la sonnette d'alarme sur les conséquences sanitaires déplorables que ces nouveaux modes d'écoute auront inévitablement sur les nouvelles générations.
Bernard Janssen, chirurgien ORL et chanteur lyrique de haut niveau – il a fait carrière sous le nom de Bernard Sinclair – est sans doute l'un des mieux placés pour analyser le phénomène : "Les gens qui écoutent de la musique dans le métro sont obligés de pousser le volume pour couvrir le bruit ambiant. C'est terrible, car ils peuvent s'envoyer jusqu'à 140 décibels dans les oreilles, alors que le seuil de douleur se situe à 120. Jusqu'à 70, ça va encore. Certains chanteurs lyriques peuvent développer 130 décibels sans souci pour leur oreille, parce qu'ils projettent le son et qu'il y a des défenses physiologiques. Mais il suffit d'une seule exposition à ce volume pour subir un traumatisme qui débouchera sur une surdité. C'est le traumatisme aigu. Il existe un traumatisme chronique, repérable chez les ouvriers de chantier mais aussi chez les gens qui écoutent trop fort leurs baladeurs. C'est beaucoup plus insidieux car plus on perd l'audition, plus on monte le volume."
C'est désormais un fait acquis : la compression dynamique, appliquée à l'écrasante majorité des musiques actuelles, ne fait qu'aggraver les nuisances déjà bien connues d'un volume sonore excessif. Et cela vaut aussi pour les musiques apparemment les plus "douces". C'est ainsi que deux chercheurs amateurs de rock, Yann Coppier et Thierry Garacino, se sont livrés à de savantes mesures sur l'évolution de la compression dynamique en trente ans. Le résultat est édifiant : le morceau Rock and Roll de Led Zeppelin, perçu au début des années 1970 comme l'une des choses les plus violentes jamais enregistrées, n'est que faiblement compressé en comparaison de… Quelqu'un m'a dit, premier tube de Carla Bruni.
C'est toute la perversité des traitements modernes du son : la ballade un peu douceâtre de la désormais première dame de France se révèle, dans la froide objectivité des mesures scientifiques, bien plus dommageable pour l'appareil auditif que l'hymne hard rock de Led Zeppelin. Avec la compression, "on transforme la chaîne des Alpes en volcans d'Auvergne", résume assez joliment Yves Cochet, concepteur historique de systèmes haute-fidélité de pointe.
RÉAPPRENDRE À ÉCOUTER
Mais la disparition des contrastes n'est pas seulement une violence esthétique faite à la vérité musicale, c'est aussi un véritable risque sanitaire dont les scientifiques commencent à prendre la mesure. Des études récentes ont montré qu'un appareil auditif désaccoutumé aux contrastes dynamiques ne pouvait que perdre de son acuité, et ce même à bas volume. Le spectre d'une pandémie de surdité précoce est-il à redouter ?
"Je vois arriver des jeunes de 18 ou 20 ans qui développent déjà de belles surdités, résume avec fatalisme Bernard Janssen. Je suis très alarmiste et je le dis clairement : il faudra légiférer. Je ne suis pourtant pas très optimiste : dans une époque si soucieuse de liberté individuelle, chacun est évidemment libre de devenir sourd".
Réapprendre à écouter, sensibiliser à la qualité du son plutôt qu'à la quantité seront sans doute les seules solutions pour éviter une crise sanitaire majeure. A moins que, d'ici peu, ne s'inventent de nouvelles technologies plus respectueuses de la santé publique que la — compression dynamique et le MP3. Qui demeure, de l'avis général des spécialistes, le pire standard de toute l'histoire de la musique enregistrée.



Merci, très intéressant. Qui est l'auteur de cet article ?
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Re: Réflexions sur les formats sonores compressés

Message  CC Rider le Lun 2 Fév 2015 - 11:07

C'est un article paru dans le monde il y a quelques années. 2008.
Antérieur donc aux règlements dont parle Tof.
La je suis en vadrouille, mais des que je suis posé je t'en cite l'auteur.

Toff le sens de l'article n'est pas de comparer les fichiers merveilleux d'appel ecoutés sur des enceintes ou casques dernier cris avec des chaînes ITT de base avec ses gamelles en plastique.
Le type souligne clairement que la qualité en Hifi dépend de l'investissement.
A moyen technique comparable c'est la qualité des informations musicales transmises, compressés a l'extrême pour pouvoir être stockées qui atrophient les oreilles de nos chères têtes blondes.
L'usage courant du baladeur est hyper pratique et hautement plaisant c'est indéniable, c'est propre et techniquement irréprochable.
Mais dénature la musique par sa compression, bouffe l'espace nécessaire pour apprécier la musique et surtout son relief.
C'est important d'en reparler de temps en temps, de remettre cela en perspective face au rouleau compresseur consumériste qui lui oublie de donner certaines infos importantes aux consommateurs au seul profit de son développement.
Si les gens ont pris conscience de la mal bouffe, c'est à force d'info donnees ailleurs que sur les sites marchants ou influencés.

Alors un article de temps en temps pour parler de "mal musique", mme si ca ébranle le Mac ou le I tunes qui est en nous, ça fait pas de mal.

Mais bon, débat de vieux cons.
Je me demande bien meme pourquoi encore parler de ça, tenter de poser un côté esthetique a nos envies de culture.
Compressons compressons nous finirons tout plats SmileSmile
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Re: Réflexions sur les formats sonores compressés

Message  albop le Lun 2 Fév 2015 - 12:46

ok, merci

Même si c'est un combat de vieux cons, je veux bien le mener avec toi Very Happy
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Re: Réflexions sur les formats sonores compressés

Message  TOF le Lun 2 Fév 2015 - 16:13

CC Rider a écrit:
Toff le sens de l'article n'est pas de comparer les fichiers merveilleux d'appel ecoutés sur des enceintes ou casques dernier cris avec des chaînes ITT de base avec ses gamelles en plastique.
Mais j'avais bien compris ... c'est pour cela que je finissais par "c'est que les jeunes d'aujourd'hui n'ont pas d'autres références que ce qu'on leur propose actuellement."
Et actuellement, ils bouffent de la compression partout : pub, zic, radio, streaming etc etc ....
Ils n'ont pas d'autres référence que celles là.

Sinon pour info, la limitation à 100 dec .... en France, depuis 2005, les constructeurs de baladeurs sont obligés de les brider à 100 décibels,
Et depuis 2013 c'est devenu une directive européenne ... avec toujours un bridage à 100 Mais avec en plus un code qui préviens dès qu'on dépasse les 85.
La France a toujours été un peu en avance dans ce genre de prévention.
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Re: Réflexions sur les formats sonores compressés

Message  CC Rider le Lun 2 Fév 2015 - 16:34

@albop

C'est Gilles Tordjman l'auteur de l'article en question

@ tof

je croyais que c'était en 2010 l'application de cette limitation.

par contre tu as du remarquer que les casques sonores les plus récents, Beats et autres, qui se vendent très très cher (accessoire indispensable à l'homme des villes pour pouvoir assurer) sont des boosters de basse ambulants? Le son y est d'une pauvreté affligeante...par contre les basses les basses et que les basses.

Et à ce propos (du prix), c'est drôle de constater que le casque le mieux noté sur les sites de test est le moins cher et le plus moche.
Qui coûte le 6ème du prix de celui de Dr Dré.
Mais le môme ne chope pas s'il a ce casque...
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Re: Réflexions sur les formats sonores compressés

Message  TOF le Lun 2 Fév 2015 - 17:03

CC Rider a écrit:
par contre tu as du remarquer que les casques sonores les plus récents, Beats et autres, qui se vendent très très cher (accessoire indispensable à l'homme des villes pour pouvoir assurer) sont des boosters de basse ambulants? Le son y est d'une pauvreté affligeante...par contre les basses les basses et que les basses.

Et à ce propos (du prix), c'est drôle de constater que le casque le mieux noté sur les sites de test est le moins cher et le plus moche.
Qui coûte le 6ème du prix de celui de Dr Dré.
Mais le môme ne chope pas s'il a ce casque...
Ha çà les casques ... Beats .... non de diou !!!
Quel son de merde ... ma fille en a un .... qu'un grand con qui doit être son père lui a acheté pour lui faire plaisir !!!
En fait ... il est conçu pour la zic de djeuns !
De la zic bourrée de basse comme tu dis.

Moi .... quand on me demande casque ? Je répond Sennheiser. Je pense que c'est le meilleur rapport qualité prix.

Par contre je ne pensais pas que le casque pouvait réellement booster les 100 dec.
C'est techniquement faisable .... ou bien juste une impression à l'écoute ?
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Re: Réflexions sur les formats sonores compressés

Message  CC Rider le Lun 2 Fév 2015 - 17:13

TOF a écrit:
En fait ... il est conçu pour la zic de djeuns !
De la zic bourrée de basse comme tu dis.

Non ils ne sont conçus pour rien d'autre que de figurer sur la photo.
Sinon tu n'es pas fréquentable en tant que djeuns.

C'est exactement le piège à con...genre tu te permets de critiquer l'engin et tu passes mode vieux con.
Le pouvoir du mktg dans ce domaine là a été très très loin!
Gratter plus de 200€ pour un casque qui est juste de la merde absolue, c'est très fort.

Ne me parle pas de "conçu pour la musique de djeuns" mais "conçu pour taper un max de blé et après moi le déluge".

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Re: Réflexions sur les formats sonores compressés

Message  JC le Lun 2 Fév 2015 - 17:20

calispera a écrit:Si 50% des jeunes  sont dans un registre semblable ou en voie de l'être, pourquoi chercheraient-ils la qualité alors que le mp3 est en effet bien pratique.

Pourquoi pratique ? Il n'est pas pratique, il est quasiment le seul format proposé, aucun site ne propose du WAV, quant au FLAC, à part des sites de concerts tels LIVE DOWNLOADS et les "cartes" de téléchargement inclus dans les éditions spéciales ou coffrets comme ceux de Led Zep par exemple, c'est quand même rare sur des les musiques "nouvelles".

Sinon pour en revenir aux casques, c'est quand même préférable d'éviter, quelque soit le support et le format, à moins d'écouter à un niveau raisonnable mais qui le fait ?...
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Re: Réflexions sur les formats sonores compressés

Message  CC Rider le Lun 2 Fév 2015 - 17:28

JC a écrit: écouter à un niveau raisonnable mais qui le fait ?...

moi Wink

J'utilise le casque pour deux types d'écoutes:
- en voyage et là pas question de fairte chier le voisin donc je fais gaffe
- "pros" pour m'isoler et passer du temps sur des albums à chroniquer sans embêter personne à la maison

Le reste du temps c'est entre une chaine digitale et une autre, basique, vieille, mais archi fiable (ampli Harman et gamelles Bose).
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Re: Réflexions sur les formats sonores compressés

Message  calispera le Ven 5 Juin 2015 - 18:35

Un article-test qui permet de se faire une idée, au niveau personnel de la capacité à discerner le MP3 du WAV.

http://www.npr.org/sections/therecord/2015/06/02/411473508/how-well-can-you-hear-audio-quality

Pour ma part, je peux clairement me contenter des mp3, car je ne repère le WAV que dans 50% des cas, et ce n'est jamais vraiment apparu comme évident.

Par contre j'ai été plus sensible à reconnaître le mp3 de moins bonne qualité 128 kbps, qui se rapproche plus de l'aspect bouillie musicale que la version 320 kbps. Je n'ai coché la version 128 qu'une seule fois sur 6.

Et bon, mon interprétation reste tout de même assez aléatoire vu les limites du test.

Le milieu, le moyen et le matériel d'écoute, ainsi que l'intensité influencent probablement bien plus la qualité et l'interprétation qu'on en fait.

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Re: Réflexions sur les formats sonores compressés

Message  JC le Dim 7 Juin 2015 - 18:36

Ce que je ne comprends pas par contre c'est pourquoi il y a une différence de prix entre du MP3 et du FLAC (quand il y a le choix), sur des sites comme LIVE DOWNLOADS par exemple, en quoi ça leur a coûté plus cher de compresser en FLAC plutôt qu'en MP3 et de répercuter cette "plus qu'hypothétique" différence de coût sur le prix de vente ? Je pose la question...
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Re: Réflexions sur les formats sonores compressés

Message  Invité le Lun 8 Juin 2015 - 7:50

dépollution !!!


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Re: Réflexions sur les formats sonores compressés

Message  CC Rider le Lun 8 Juin 2015 - 8:57

JC a écrit:Ce que je ne comprends pas par contre c'est pourquoi il y a une différence de prix entre du MP3 et du FLAC (quand il y a le choix), sur des sites comme LIVE DOWNLOADS par exemple, en quoi ça leur a coûté plus cher de compresser en FLAC plutôt qu'en MP3 et de répercuter cette "plus qu'hypothétique" différence de coût sur le prix de vente ? Je pose la question...

Parce que créer des niches consuméristes est à la mode, et créer des hiérarchies de consommateurs (le grouillot qui écoute du mp3 et le mec qui a du goût écoute du flac/Wav ou mieux encore des vinyles) permet de créer de la consommation artificielle.
C'est stupide en terme de logique mais implacable en terme de brouzoufs.
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Re: Réflexions sur les formats sonores compressés

Message  Invité le Lun 8 Juin 2015 - 9:01

dépollution !!!


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Re: Réflexions sur les formats sonores compressés

Message  Invité le Mar 9 Juin 2015 - 10:54

dépollution !!!


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Re: Réflexions sur les formats sonores compressés

Message  CC Rider le Mar 9 Juin 2015 - 14:33

Pape François a écrit: on peut dire exactement la même chose au sujet des enceintes Bose.. What a Face

mes enceintes bose sont donc des bouses, je n'ai pas de souci avec çà Smile

Comme je vis (et travaille même parfois) avec depuis 88 (c'est un vieux modèle d'avant les compressions) et je pense en fait que je suis sourd.
Mais je comprend pas mal le langage des signes de la musique et mon chanteur préféré est le mime Marceau.

Qui n'est pas le père de Sophie.


Sinon j'ai aussi un casque Sennheiser pour écouter le silence.
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Re: Réflexions sur les formats sonores compressés

Message  Invité le Mar 9 Juin 2015 - 15:12

dépollution !!!


Dernière édition par Pape François le Ven 8 Jan 2016 - 17:21, édité 1 fois

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Re: Réflexions sur les formats sonores compressés

Message  Marc le Mar 9 Juin 2015 - 15:43

CC Rider a écrit: et mon chanteur préféré est le mime Marceau.
Qui n'est pas le père de Sophie.
Par contre c'est bien celui qui a son Avenue, avenue qui attend la visite prochaine du Bose (source RTL) Very Happy
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Re: Réflexions sur les formats sonores compressés

Message  CC Rider le Mar 9 Juin 2015 - 15:47

Marc a écrit:
CC Rider a écrit: et mon chanteur préféré est le mime Marceau.
Qui n'est pas le père de Sophie.
Par contre c'est bien celui qui a son Avenue, avenue qui attend la visite prochaine du Bose (source RTL) Very Happy

il est compressé aussi le bose?

(La source RTL c'était les grosses têtes Smile
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Re: Réflexions sur les formats sonores compressés

Message  Marc le Mar 9 Juin 2015 - 16:24

CC Rider a écrit:
il est compressé aussi le bose?
Con, non, du moins je le pense pas No
Pressé, oui un peu quand même puisqu'il n'a même pas eu le temps de passer voir Paulo pale pale
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Re: Réflexions sur les formats sonores compressés

Message  RVB le Mer 10 Juin 2015 - 11:24

Marc a écrit:
CC Rider a écrit:
il est compressé aussi le bose?
Con, non, du moins je le pense pas No
Pressé, oui un peu quand même puisqu'il n'a même pas eu le temps de passer voir Paulo pale pale

Normal, il prenait un cours de BOSSA!
On peut dire qu'il à la BOSSE du travail.
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Re: Réflexions sur les formats sonores compressés

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