HIGH HOPES , la presse en parle

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Re: HIGH HOPES , la presse en parle

Message  Fabrice le Lun 13 Jan 2014 - 22:21

Ben non 18... sauf à intégrer Tracks et/ou The Promise.
7 de 1972 à 1984, 4 de 1987 à 1995, 7 de 2002 à 2014.
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Re: HIGH HOPES , la presse en parle

Message  benjimagne le Lun 13 Jan 2014 - 22:29

L'album est actuellement 3ème dans le Top Ecoute Deezer.

On engage les paris sur le nombre de jours/semaines dans le top 100?
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Re: HIGH HOPES , la presse en parle

Message  Kyle William le Lun 13 Jan 2014 - 22:51

Fabrice a écrit:Ben non 18... sauf à intégrer Tracks et/ou The Promise.
7 de 1972 à 1984, 4 de 1987 à 1995, 7 de 2002 à 2014.

Ah oui, au temps pour moi, je ne sais plus compter…


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Re: HIGH HOPES , la presse en parle

Message  arizona le Mar 14 Jan 2014 - 7:45

C'est assez ironique de constater que Springsteen est devenu une personnalité essentielle dans le monde de la musique en France, avec une image positive quasi unanime (ce n'était pas le cas durant la période Born in the USA, loin de là), alors que sa période faste, du fait de son âge, touche sans doute à sa fin (je parle de ses points forts: ses concerts). Bon en tous les cas il finira au firmament sa période méga-shows-stadiums actuelle... et il aura gagné des fans pour ses vieux jours.
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Re: HIGH HOPES , la presse en parle

Message  Kyle William le Mar 14 Jan 2014 - 8:04

Oui, je trouve ça assez bluffant, quand même. Le gars réussit à avoir une image auprès du grand public qu'il n'a, me semble-t-il, jamais eu précédemment en France; le malentendu BITUSA est définitivement oublié. Les gens le voient définitivement comme un réprésentant de l'Amerique qu'on aime chez nous, un peu à l'image d'un Clint Eastwood il y a quelques années.
Aujourd'hui, on lui passe tout. Je suis même sidéré que le discours officiel '"High Hopes n'est pas vraiment un album, c'est un bric-à-brac, mais sympa quand même" est repris par tous les grands média, avec une complaisance et une absence d'ironie totales. Pareil, présenter comme "moderne" l'intervention d'un Tom Morello, qui a fait ses débuts il y a 22 ans, bravo !
Tout ça est fort impressionnant en terme de com; c'est facilité sans doute par le fait que sa créativité et sa force de travail semblent quasi-décuplées depuis 10 ans… et qu'il est présent plus que jamais, ce qui est à porter à son seul crédit.
Hélas, ça en dit long aussi sur la politique des majors et des promoteurs de spectacle qui semblent déterminées à tirer coûte que coûte le plus possible de leurs "vieux" artistes avant l'arrêt définitif de leur carrière (voire au delà avec le business des chanteurs morts qui nous promet déjà de superbes coffrets posthumes…). Autant d'argent investi qui ne profitera pas aux artistes en devenir.

On assiste au même phénomène dans le secteur de l'édition, avec des auteurs en fin de carrière qui obtiennent des campagnes de promo et des mises en places qu'ils n'ont jamais connus, même au plus fort de leur gloire, quand simultanément, les "jeunes" auteurs sont congédiés après un bouquin ou deux qui n'ont pas marché… ça n'est pas très rassurant.
Pour en revenir au boss, je suis content pour lui, et même un petit peu "fier" parce que c'est mon "poulain" depuis… 30 ans… mais l'avenir du Rock'n'Roll, ça n'est quand même plus Bruce Springsteen.


Dernière édition par Kyle William le Mar 14 Jan 2014 - 8:44, édité 1 fois

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Re: HIGH HOPES , la presse en parle

Message  CC Rider le Mar 14 Jan 2014 - 8:18

Il faut savoir que le secteur de marché auquel s'adresse le boss, majoritairement des "vieux" fans (dans le sens plus anciens et ayant plutôt un comportement traditionnel d'acheteur), est encore acheteur de galettes.
C'est une des raisons de la mise en avant des artistes plus anciens, moins téléchargés illégalement.
Leurs fans sont attachés au support physiques.
Quelque soit les artistes, et on ne parle là que des plus anciens, ceux qui ont une longue carrière derrière eux, la plupart d'entre eux connait un moment de non reconnaissance médiatique ou commerciale.
Bashung, Stones, Dylan, Bowie, Macca, le Loner, Hallyday...ils sont nombreux dans ce cas là.
Et puis ils dépassent cette période en durant dans le temps, jusqu'à s'imposer souvent comme des valeurs matures et reconnues.
Ca n'est pas unique au boss cette histoire.
Sinon, les ventes de supports ont tellement baissés depuis quelques années jusqu'à une stabilité basse qui est loin des ventes et don du train de vie que ces artistes ont atteint, que le fait de multiplier les parutions et les tournées est le plus simple moyen de garder un standing.
Encore une fois, il n'y a aucune ironie dans cet avis. C'est la vie de quelqu'un qui est songwriter, mais aussi chef d'entreprise.
Il est responsable économiquement de quelques personnes, dont lui même évidemment SmileSmile
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Re: HIGH HOPES , la presse en parle

Message  papi le Mar 14 Jan 2014 - 8:56

J'ai l'impression qu'il y a une stratégie de com définie depuis la sortie de HT et LT en 92 où l'on nous vantait celui qui chantait l'autre Amérique, celle des petites gens, réitérée bien évidemment pour TGOTJ, augmenté depuis The Rising d'une sorte d'engagement politique fort et explicite qui ne c'est jamais démenti depuis. En France je crois que cette propagande commerciale a vraiment pris au moment de TGOTJ, à la fois pour le disque et le double passage sur la tournée, il a été sanctifié vivant à ce moment là. Et depuis cela suit tranquillement son chemin, c'est-à-dire qu'il n'y a jamais vraiment de critique autour de ses disques qui ont tous un point de vue à défendre, et le bon en quelque sorte. Là avec HH il n'a rien à défendre et le dit lui-même tranquillement mais les bonnes habitudes sont prises, il est institutionnalisé.
Je ne suis pas sûr que cela se passe partout même en Europe, et je pense que c'est un peu différent aussi aux States. Ce qui est sûr c'est qu'il a bien géré l'après BITUSA en étant toujours un peu au milieu, très consensuel si l'on excepte la polémique très courte sur American Skin en juin 2000.
Ce qui le rendait vraiment attirant (en dehors des concerts) pour moi c'était son côté décalé jusqu'à Nebraska, parfois retrouvé avec TOL et TGOTJ. Sur disque j'avoue qu'en dehors de Tracks et the Promise je suis indifférent à ce qu'il a fait depuis lors. Alors que la plupart des critiques sont bonnes voir complaisantes, ici et ailleurs.
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Re: HIGH HOPES , la presse en parle

Message  benjimagne le Mar 14 Jan 2014 - 9:19

papi a écrit: Sur disque j'avoue qu'en dehors de Tracks et the Promise je suis indifférent à ce qu'il a fait depuis lors. Alors que la plupart des critiques sont bonnes voir complaisantes, ici et ailleurs.

Je suis un jeune fan qui à découvert Bruce grâce à The Rising et là vu en concert pour la première fois en 2008 (à 18ans). J'ai depuis longtemps maintenant découvert tout le catalogue du monsieur et préfère bien sur la période BTR, Darkness, The River Nebraska et aussi BITUSA. J'adore ces albums pour leurs versions live et je n'écoute quasiment que des lives.

Je vais défendre un peu les albums récents. De mon point de vue ils ne sont pas du niveau des classiques de son répertoire, c'est clair. Je trouve que Bruce a perdu son inspiration purement rock des années 70. Mais si l'on cumule les chansons de tracks et ses grands classique, je trouve qu'il a expérimenté plein de chose musicalement et qu'il est un peu à cours d'inspiration au niveau du son purement rock.

Après même s'il n'est plus capable de sortir un BTR, un des aspects qui justifie selon moi des critiques "complaisantes" c'est la capacité de Bruce à produire simplement de belles mélodies pour ses chansons même s'il ne possède plus le son rock qu'il a pu avoir.
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Re: HIGH HOPES , la presse en parle

Message  papi le Mar 14 Jan 2014 - 9:57

benjimagne a écrit:
papi a écrit: Sur disque j'avoue qu'en dehors de Tracks et the Promise je suis indifférent à ce qu'il a fait depuis lors. Alors que la plupart des critiques sont bonnes voir complaisantes, ici et ailleurs.

Je suis un jeune fan qui à découvert Bruce grâce à The Rising et là vu en concert pour la première fois en 2008 (à 18ans). J'ai depuis longtemps maintenant découvert tout le catalogue du monsieur et préfère bien sur la période BTR, Darkness, The River Nebraska et aussi BITUSA. J'adore ces albums pour leurs versions live et je n'écoute quasiment que des lives.

Je vais défendre un peu les albums récents. De mon point de vue ils ne sont pas du niveau des classiques de son répertoire, c'est clair. Je trouve que Bruce a perdu son inspiration purement rock des années 70. Mais si l'on cumule les chansons de tracks et ses grands classique, je trouve qu'il a expérimenté plein de chose musicalement et qu'il est un peu à cours d'inspiration au niveau du son purement rock.

Après même s'il n'est plus capable de sortir un BTR, un des aspects qui justifie selon moi des critiques "complaisantes" c'est la capacité de Bruce à produire simplement de belles mélodies pour ses chansons même s'il ne possède plus le son rock qu'il a pu avoir.
A part la promo et le violon  tongue  j'ai pas grand chose contre les albums récents en fait, ils sont juste sans grand intérêt pour moi. Si je n'avais pas été fan inconditionnel je ne les aurais pas acheté. Cela dit il y a toujours quelques "bonnes" chansons dans chaque album (WOAD excepté). Après je ne suis pas sûr qu'il soit jugé sur ses mélodies la plupart du temps, j'aurai plutôt tendance à penser que c'est sur le propos et l'intention au contraire qu'on le paye bien.
Il y a une question qui me taraude depuis quelques années  Question 
Qu'est-ce qui fait que l'on devienne fan de Springsteen quand on est ado-jeune adulte dans les années 2000  Question 
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Re: HIGH HOPES , la presse en parle

Message  jamestwest64 le Mar 14 Jan 2014 - 10:00

CC Rider a écrit:Il faut savoir que le secteur de marché auquel s'adresse le boss, majoritairement des "vieux" fans (dans le sens plus anciens et ayant plutôt un comportement traditionnel d'acheteur), est encore acheteur de galettes.
C'est une des raisons de la mise en avant des artistes plus anciens, moins téléchargés illégalement.
Leurs fans sont attachés au support physiques.

C'est comme cela que Dylan s'est retrouvé en tête des ventes aux USA et UK avec Modern Times en 2006 (30 ans après son dernier numéro 1 qui devait être Desire si je ne dis pas de bêtises...) et Together Through life en 2009, en vendant quasiment rien à l'échelle du Globe (1 millions je crois). Je serai curieux de savoir combien d'albums de Lady Gaga et consoeurs ont été téléchargés sur la même période  scratch

En plus pour rebondir sur ce que disait Kyle, pour les maisons de disques je pense c'est tout bon de miser sur les vieux chevaux justement parce qu'ils ont ce public fidèle et avec 3 francs 6 sous pour acheter des places de concerts devenues hors de prix et sur lesquelles on compense - largement -  les marges perdues sur les galettes. je suppose que lancer un nouvel artiste coûte bonbon - et ceci pendant des années - avant de rapporter un peu de sous. Je me rappelle d'un reportage qui parlait du lancement d'Obispo qui avait coûté des millions d'euros à la Major pendant 4 ou 5 ans et qui alors qu'il vendait des milliers (millions?) de disques, remplissait des Zéniths et m'avait décidé à revendre ma TV pour ne plus le voir à chaque fois que je l'allumais, et bein il n'était toujours pas rentable ou rentabilisé, je ne sais pas comment il faut le dire, 5 ans après ! ...

Par contre sur ce point là:
Kyle William a écrit:"Tout ça est fort impressionnant en terme de com; c'est facilité sans doute par le fait que sa créativité et sa force de travail semblent quasi-décuplées depuis 10 ans… et qu'il est présent plus que jamais, ce qui est à porter à son seul crédit"

Là je suis plus sceptique. Force de travail Ok ! mais créativité et à son seul crédit ... m'ouais. La créativité on peut en discuter des heures, mais par contre pour le plan com et l'occupation actuelle du terrain, je pense que cela est plus du fait de la panzer division marketing de Columbia y compris dans la gestion des (trop) nombreuses apparitions Tv ou meetings bien politiquement corrects qui comblent les moments hors promo et hors tournée, sans compter les reportages photos sur yatchs de milliardaires en Sicile ou promenant sa mère à San Sebastian ... tout cela pour continuer à remplir des stades malgré des albums récents bien tiédasses ... Même si tout cela se fait avec son consentement, il n'en est pas le seul artisan et comme il est très intelligent, qu' il a bien compris le truc, rien n'est fait à l'issu de son plein gré  Very Happy C'est une marque bien gérée, après si cela lui donne la liberté artistique de faire ce qu'il veut y compris des trucs surprenants genre "Seeger Sessions", why not ...? On est peut-être pas à l'abri d'un nouveau Nebraska du coup   
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Re: HIGH HOPES , la presse en parle

Message  benjimagne le Mar 14 Jan 2014 - 10:57

[quote="papi"][quote="benjimagne"]
papi a écrit:
Il y a une question qui me taraude depuis quelques années  Question 
Qu'est-ce qui fait que l'on devienne fan de Springsteen quand on est ado-jeune adulte dans les années 2000  Question 

Mes parents n’écoutaient pas Bruce, mais au final j’ai converti toute la famille (parents et petits frères)
Le processus a été progressif pour moi:

1) The rising à la radio qui mène à
2) L'album qui mène au
3) DVD Live In Barcelona qui était passé à la télé à l'époque en deuxième partie de soirée sur France 2.
4) Qui mène à l’emprunt de BTR et du Greatest Hit à la médiathèque. Mais le son des albums claque moins que le live (rip du son du DVD) et échouent à me convaincre.
5) Ce qui engendre une période de trou noir (difficile en France d’entendre parler de D&D et des seeger sessions ). Avec régulièrement The Rising qui tourne en fond.
6) Jusqu’à la sortie de Magic que j’achète et là je découvre par hasard qu’il y a
Cool Un concert au parc des princes. Je me dis que je ne peux pas louper ça au vu du concert de Barcelona. Je prends des places dégueulasses au fond en hauteur du parc ( les meilleurs étant déjà prise). Le son est dégueulasse saturé comme pas possible et les mélodies sont quasiment inaudibles mais je prends une grosse claque. Je me dis que cela aurait été encore mieux si je connaissais les autres chansons (autres que Magic et The Rising) et plus jamais de tribunes, je veux être dans la fosse le pit et m’amuser comme les autres en bas.
9) J’achète Live In NYC (DVD) et le Live 75-85
10) Je me replonge dans les classiques et cette fois les albums font tilt (BTR, Darkness).
11) Puis j’étends à l’ensemble de la discographie. Tout fait tilt sauf TOL, HT, LT et TGOTJ et ils ne font toujours pas tilt dans leur ensemble.
12) Je suis paré pour l’attente pour être dans le pit et pour les futurs concerts.
13) Carhaix 16/07/2009 La request pour I’m going dow c’est moi et mon frère. (Mon nouveau concert favoris)
14) Je découvre la jungle, tracks, et des pépites présentes sur les bootlegs (Prove It 78). On découvre toujours de nouvelles chansons (ou versions de chansons) avec bruce et toutes globalement font tilt.
15) Bercy 04/07/2012 (Mon nouveau concert favori avec conversion d'un pote)
16) Bercy 05/07/2012 (Mon concert favori)
17) SDF 28/06/2013 (1er fois que la barre ne monte pas d'un concert à un autre ( le concept de full album c'est pas mon truc) mais j'ai converti 2 nouveaux potes)
18) 01/03/2014
19) 02/03/2014

En attendant la suite !
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Re: HIGH HOPES , la presse en parle

Message  Kyle William le Mar 14 Jan 2014 - 11:01

jamestwest64 a écrit:
La créativité on peut en discuter des heures, mais par contre pour le plan com et l'occupation actuelle du terrain, je pense que cela est plus du fait de la panzer division marketing de Columbia y compris dans la gestion des (trop) nombreuses apparitions Tv ou meetings bien politiquement corrects qui comblent les moments hors promo et hors tournée, sans compter les reportages photos sur yatchs de milliardaires en Sicile ou promenant sa mère à San Sebastian ... tout cela pour continuer à remplir des stades malgré des albums récents bien tiédasses ... Même si tout cela se fait avec son consentement, il n'en est pas le seul artisan et comme il est très intelligent, qu' il a bien compris le truc, rien n'est fait à l'issu de son plein gré  Very Happy C'est une marque bien gérée, après si cela lui donne la liberté artistique de faire ce qu'il veut y compris des trucs surprenants genre "Seeger Sessions", why not ...? On est peut-être pas à l'abri d'un nouveau Nebraska du coup   

Je suis d'accord, mais il me semble que tout ce contexte autour de lui existait déjà entre 1995 et 2002, et que rien de tout ça, mais alors rien du tout, n'a pu le décider à sortir un disque pendant cette période. Alors, panne de créativité à l'époque, ou panne d'envie, ou désir profond de se consacrer à sa jeune famille, quoi qu'il en soit, il avait son libre-arbitre, et je pense qu'il l'a toujours. A moins d'être dans la situation financière d'un Michael Jackson en 2009, je ne vois pas ce qui l'obligerait à 64 ans à repartir jouer en Afrique du Sud ou en Australie s'il n'en avait pas envie.
Après, comme disait CC Rider, il a un business qui dépend de lui, évidemment. Comme je le dis parfois, il faut pardonner aux riches, ils ont beaucoup de frais…

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Re: HIGH HOPES , la presse en parle

Message  Steven76 le Mar 14 Jan 2014 - 15:35

C'est pas vraiment la presse mais Bruce jouerait semble il au Late Night with Jimmy Fallon cette nuit.


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Re: HIGH HOPES , la presse en parle

Message  TOF le Mar 14 Jan 2014 - 15:43

benjimagne a écrit:
.....
18) 01/03/2014
19) 02/03/2014
Je comprend ce que je dois comprendre .... tu seras à AUCKLAND début mars ?
Si c'est çà ..... review OBLIGATOIRE .... et j'ai les noms maintenant !!!!!
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Re: HIGH HOPES , la presse en parle

Message  benjimagne le Mar 14 Jan 2014 - 16:16

TOF a écrit:
benjimagne a écrit:
.....
18) 01/03/2014
19) 02/03/2014
Je comprend ce que je dois comprendre .... tu seras à AUCKLAND début mars ?
Si c'est çà ..... review OBLIGATOIRE .... et j'ai les noms maintenant !!!!!

Oui je serai à Auckland. Il a eu la bonne idée d'aller en Nouvelle-Zélande 10 jours après mon arrivée sur place pour un Permis Vacances Travail.

J'avais acheté les billets avant d'avoir reçu mon visa et d'avoir les billets d'avions.  Wink
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Re: HIGH HOPES , la presse en parle

Message  papi le Mar 14 Jan 2014 - 16:58

benjimagne a écrit:
papi a écrit:
benjimagne a écrit:
papi a écrit:
Il y a une question qui me taraude depuis quelques années  Question 
Qu'est-ce qui fait que l'on devienne fan de Springsteen quand on est ado-jeune adulte dans les années 2000  Question 

Mes parents n’écoutaient pas Bruce, mais au final j’ai converti toute la famille (parents et petits frères)
Le processus a été progressif pour moi:

1) The rising à la radio qui mène à
2) L'album qui mène au
3) DVD Live In Barcelona qui était passé à la télé à l'époque en deuxième partie de soirée sur France 2.
4) Qui mène à l’emprunt de BTR et du Greatest Hit à la médiathèque. Mais le son des albums claque moins que le live (rip du son du DVD) et échouent à me convaincre.
5) Ce qui engendre une période de trou noir (difficile en France d’entendre parler de D&D et des seeger sessions ). Avec régulièrement The Rising qui tourne en fond.
6) Jusqu’à la sortie de Magic que j’achète et là je découvre par hasard qu’il y a
8)Un concert au parc des princes. Je me dis que je ne peux pas louper ça au vu du concert de Barcelona. Je prends des places dégueulasses au fond en hauteur du parc ( les meilleurs étant déjà prise). Le son est dégueulasse saturé comme pas possible et les mélodies sont quasiment inaudibles mais je prends une grosse claque. Je me dis que cela aurait été encore mieux si je connaissais les autres chansons (autres que Magic et The Rising) et plus jamais de tribunes, je veux être dans la fosse le pit et m’amuser comme les autres en bas.
9) J’achète Live In NYC (DVD) et le Live 75-85
10) Je me replonge dans les classiques et cette fois les albums font tilt (BTR, Darkness).
11) Puis j’étends à l’ensemble de la discographie. Tout fait tilt sauf TOL, HT, LT et TGOTJ et ils ne font toujours pas tilt dans leur ensemble.
12) Je suis paré pour l’attente pour être dans le pit et pour les futurs concerts.
13) Carhaix 16/07/2009 La request pour I’m going dow c’est moi et mon frère. (Mon nouveau concert favoris)
14) Je découvre la jungle, tracks, et des pépites présentes sur les bootlegs (Prove It 78). On découvre toujours de nouvelles chansons (ou versions de chansons) avec bruce et toutes globalement font tilt.
15) Bercy 04/07/2012 (Mon nouveau concert favori avec conversion d'un pote)
16) Bercy 05/07/2012  (Mon concert favori)
17)  SDF 28/06/2013 (1er fois que la barre ne monte pas d'un concert à un autre ( le concept de full album c'est pas mon truc) mais j'ai converti  2 nouveaux potes)
18) 01/03/2014
19) 02/03/2014

En attendant la suite !
Merci   super ce parcours et bien restitué. Il y a quelques similitudes avec celui de vieux fan que je suis, notamment dans le fait que je n'ai pas accroché tout de suite à tout...mais moi c'était en 1980 avec Hungry Heart et Cadillac Ranch les deux single de l'époque en France. Je n'ai vraiment accroché qu'en 84 mais pas avec BITUSA, avec The River dans un premier temps.
Très content pour toi que tu puisse le voir en NZ.
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Re: HIGH HOPES , la presse en parle

Message  Marc le Mar 14 Jan 2014 - 18:18

TOF a écrit:
.... tu seras à AUCKLAND début mars ?
Si c'est çà ..... review OBLIGATOIRE .... et j'ai les noms maintenant !!!!!

Manque plus qu'un Envoyé Spécial en Australie  Wink
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Re: HIGH HOPES , la presse en parle

Message  jamestwest64 le Mar 14 Jan 2014 - 18:25

Oh la vache !!! C'est pas  une critique de presse, mais je vous la mets juste pour le fun ! Razz 
Trouvé sur amazon, le mec qui se rince les yeux au piment d'Espelette et se lave les dents au tabasco ! affraid ...
Pas la peine de partir dans un débat sans fin, c'est juste tellement énorme que cela n'appelle rien d'autre qu'un sourire  Very Happy ... même si tout n'est pas archi-faux silent  mdr 
Dernière précision pour ceux qui ont la lecture rapide, JE NE SUIS PAS L'AUTEUR DE CE QUI SUIS !!!! Enjoy !

Amazon a écrit:LE BOSS DÉMÂTE.
Bruce Springsteen vient de sortir un nouvel album. Pour l'ignorer, il faudrait habiter (survivre, plutôt) en Corée du Nord. Comme quoi, les dictatures peuvent parfois avoir du bon.
Résumé des épisodes précédents : Bruce Springsteen décide de se consacrer à la musique, alors qu'elle ne lui avait rien demandé, et alors qu'il aurait pu faire un chauffeur de bus tout à fait acceptable, sous les influences respectives de Presley pour la musique et de Dylan pour les textes. On ne pouvait pas plus mal commencer. Il sort laborieusement deux ou trois albums, au terme de répétitions interminables où il gonfle tout le monde avec ses exigences d'artiste autoproclamé. Un cacographe du nom de Jon Landau, lui aussi critique autoproclamé, lui assure une solide promotion en déclarant qu'il a vu en Springsteen l'avenir du rock and roll. Ce qui montre l'indigence de cette sous-sous culture rock and roll : car, à y bien réfléchir (pour ceux qui peuvent encore sans risquer le claquage de cerveau), cette image est d'une affligeante médiocrité. Incidente culturelle: landau, comme sarrau, prend une « s » (eh ouais, les nanalphs, on dit une consonne) au pluriel et non une « x ».
Jusqu'à The River, Springsteen sort des albums à peine corrects, insipides, sans âme, pas vraiment rock, pas vraiment country, dont les textes relèvent d'une niaiserie absolue, improbable et incohérent mélange de « culture » urbaine, de fadaises évangélistes (le paradis perdu...etc, ne pas oublier que nous sommes aux USA) et apologies de la médiocrité (les cols bleus, les bagnoles, la copine de high school, les virées/cuites du samedi soir). Ils se vendent néanmoins, car à l'époque (fin des années 70/début des année 80, c'est Waterloo morne plaine, musicalement parlant : punk, progressive rock, début de la new wave, un cauchemar). Compositions falotes (qui peut siffloter un air de Springsteen ?) interchangeables (moitié rocks bien lourdingues, moitié ballades avec pathos à la louche), musiciens limités (Springsteen n'a jamais su s'entourer, cf le calamiteux E-Street Band, hétéroclite assemblage de peine-à-jouer tout juste bon à animer les dimanches après-midi de retraités italo-américains du New-Jersey), poses grotesques (jambes bien écartées, bras de chemises retroussées, à comparer avec la classe d'un Tom Petty, par exemple). En plus, avec son nom et sa réputation, il n'est même pas capable de se sortir des gonzesses potables. C'est pas une preuve de l'inanité du personnage, ça ?
Comme musicalement, Springsteen n'existe pas, il choisit de devenir un chanteur « engagé » (toujours se rappeler qu'on est aux USA, qui sont les seuls à considérer, par exemple, Michel Serres comme un philosophe). Et vas-y que je te participe à No Nukes, que je prends position contre les Bush, que je soutiens Obama (on ne rit pas, il y croit vraiment). Et ça marche.
À l'écoute de ce nième pensum, la première question qu'on se pose est « pourquoi ? ». Le navire Springsteen prend l'eau depuis plus de trente ans et il continue à écoper. Il fait penser à ces vieux canassons au cerveau rongé par je ne sais plus quel parasite et qui tournent en rond sans pouvoir s'arrêter. Mêmes morceaux prévisibles depuis les premières notes, même chant mortifère et déclamatoire, mêmes orchestrations fades et plombées, bref même absence totale de talent. Borné in the USA, Borné in the USA, ad lib. Springsteen colle cependant parfaitement à notre époque où seuls les mauvais réussissent. John Mellencamp va quand même l'avoir mauvaise quand il va écouter le quatrième morceau, décalque éhonté de Small Town.
Confit dans sa suffisance, Springsteen n'imagine même pas qu'il puisse être ridicule. Deux exemples : sa récente découverte d'effets (bruits de fond, delay, échos) que personne n'utilise plus depuis Pink Floyd, et ses poses de matamore sur le retour engoncé dans un blouson en jean taille 12 ans, sur la pochette.
Pendant ce temps, Southside Johnny continue de tourner et de sortir d'excellents disques. Il n'y a pas de justice. On le sait depuis longtemps, mais ça fait toujours râler.
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Re: HIGH HOPES , la presse en parle

Message  TOF le Mar 14 Jan 2014 - 18:28

Marc a écrit:
TOF a écrit:
.... tu seras à AUCKLAND début mars ?
Si c'est çà ..... review OBLIGATOIRE .... et j'ai les noms maintenant !!!!!

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Re: HIGH HOPES , la presse en parle

Message  Marc le Mar 14 Jan 2014 - 18:30

TOF a écrit:
Marc a écrit:
TOF a écrit:
.... tu seras à AUCKLAND début mars ?
Si c'est çà ..... review OBLIGATOIRE .... et j'ai les noms maintenant !!!!!

Manque plus qu'un Envoyé Spécial en Australie  Wink
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Re: HIGH HOPES , la presse en parle

Message  yvvan le Mar 14 Jan 2014 - 19:03

papi a écrit: Alors que la plupart des critiques sont bonnes voir complaisantes, ici et ailleurs.

ouais, enfin, bonne... rien vue de dithyrambique non plus... ça relaye beaucoup le dossier presse et après c'est du respect comme certains disent mademoiselle aux vieilles actrices... il n'y a pas de succès critique à cette sortie.
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Re: HIGH HOPES , la presse en parle

Message  benjimagne le Mar 14 Jan 2014 - 22:05

Pas vraiment un article mais le pitch de départ a du potentiel (j'ai pas eu le temps de le lire encore)!

http://caughtinthecarousel.com/rolling-stone-versus-pitchfork-bruce-springsteen-high-hopes-death-match/
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Pourquoi Bruce Springsteen plait tant aux Français

Message  CC Rider le Mer 15 Jan 2014 - 12:13

Un gros article sur Rue 89, assez touffu pour que ça en cause par ici dans la foulée.
Un peu imprécis à mon goût, avec des erreurs factuelles et plein de points de vues définitifs.
Gros article mais un peu creux quoi.
Mais au moins il y a là l'effort de proposer autre chose que des évidences anonées çà et là à la lecture du dossier de presse

Je ne savais d'ailleurs pas que le boss était tant aimé en France...ca sort du chapeau d'un coup çà et est fortement contraire à ce que j'ai pu lire sur un blog bien accusateur pour nous, pauvres français, il y a peu SmileSmile
En fait il faut toujours qu'un ou l'autre journaliste isole le rapport que nous avons avec ci ou çà. C'est toujours un peu mieux que chez les autres et patati patatata..un vrai mal français çà.
C'est sûr que le fait que le monsieur fasse 5/6 dates en Allemagne ou 8 en Espagne ou 5 en Italie quand il peine à remplir un Sdf chez nous, en fait un mec qu'on aime plus que les autres qui l'aiment aussi, mais moins.
Il y a quand même quelques petites claques qui se perdent  Suspect  Suspect 

A bientôt 65 ans, le Boss sort ce mercredi son dix-huitième album, « High Hopes ». Il peut compter sur ses fans français : depuis « Born in the USA », le chanteur entretient une relation particulière avec l’Hexagone.

Quarante-cinq ans de carrière. Dans la musique, longévité n’est pas forcément synonyme de renouvellement. Les Rolling Stones sont un pâle reflet de leur gloire passée, Bob Dylan fait de la peine, Neil Young fait surtout de la politique. Le seul à montrer autant de vigueur que lorsqu’il était un chanteur parfaitement inconnu, en 1969, c’est Bruce Springsteen qui revient avec un dix-huitième album, « High Hopes ». Et avec un fan-club toujours aussi soudé.

Particulièrement en France, où « le Boss » vient en tournée depuis 1981 et son concert au Palais des sports, et qu’il a honoré au Stade de France le 29 juin 2013. Pourtant, que Springsteen remplisse les stades dans l’Hexagone peut sembler incongru, avec son accent traînant du New Jersey et ses chansons qui portent sur la misère des ouvriers aux Etats-Unis. Bizarre, de voir un chanteur américain fasciner autant les Français.

« Un gros dépucelage puissance mille »

Fasciner est le mot. Il suffit d’entendre Eric Dérian, dessinateur de bande dessinée, raconter son premier contact avec Springsteen :

« C’était en 1984, j’avais 13 ans, j’étais un gamin mal dégrossi qui n’écoutait même pas la radio. Un jour, je me suis retrouvé dans un fast-food à Bordeaux avec ma mère. Au fond, il y avait cette télé qui passait en boucle cinq ou six clips. Et parmi eux, “Dancing the Dark”. J’ai été scotché, je ne pouvais plus détourner mes yeux de l’écran. Quelques jours plus tard, je suis revenu avec mon argent de poche, acheter “Born in the USA” à la Fnac.
Le premier concert, c’était en 1988. Je passais mon bac de français, j’avais six jours de battement, et j’ai dépensé mon argent de poche pour me payer le billet et un bus qui m’a amené de Bordeaux à l’hippodrome de Vincennes. C’était son seul concert en Europe pour la tournée “Tunnel of Love”. Ce fut un gros dépucelage puissance mille : il y avait 80 000 personnes, j’étais à quinze ou vingt mètres de la scène, ça a duré quatre heures... Je ne suis même pas sûr, le souvenir est sans doute plus beau que la réalité... Je ne me souviens pas du retour. Depuis, j’ai dû enchaîner douze ou quinze concerts du Boss. »

« Springsteen crée quelque chose d’épique »

Car s’il est bien un point sur lequel tous les fans et amateurs du Boss sont formels, c’est bien le talent de bête de scène qui se dégage de Bruce Springsteen : capable d’attirer les foules d’un bout à l’autre des Etats-Unis et dans le monde entier, un show sans interruption de trois ou quatre heures, où le chanteur enchaîne les tubes.

Pour Thomas S., étudiant, c’est cet élément qui fait la force de Springsteen :

« C’est un chanteur dylanien, mais Dylan n’a pas ce côté fédérateur qui lui permet de remplir des stades. Alors que Dylan, c’est du folk tout bête avec une guitare, un harmonica et une voix de canard, Springsteen te réinvestit ça en quelque chose d’épique, du rock chanté d’une voix magnifique. U2 lui a tout piqué. Trois heures trente de show, c’est pas commun. »

Lucie T., professeur de français, qui a été à son dernier concert au Stade de France, voit dans les prouesses scéniques du Boss quelque chose qui traduit son rapport fusionnel aux fans :

« Dans le clip de “Dancing in the Dark”, qui est en fait le film d’un de ses concerts, on le voit attraper par la main une jeune fille du public – une toute jeune Courteney Cox – et l’amener danser sur scène. Il a renouvelé ça dans chaque concert pendant des années. Ou dans “Streets of Philadelphia” [voir plus bas], il marchait seul dans la rue, en anonyme, un micro caché sous sa veste.

Dans ses chansons, il parle au prolo de base, le milieu auquel il appartenait, et on sent qu’il n’a pas perdu de vue ce qu’on peut appeler les gens ordinaires. Il y a des groupes, on a l’impression qu’ils s’en foutent de chanter à Paris, à Tokyo, à Madison Square ; lui, on sent qu’il communique avec la foule. »

« Ses cachets, c’est sa seule zone d’ombre... »

Qu’il chante les vétérans du Viêt Nam (« Born in the USA ») ou reprenne les cris de colère de Woody Guthrie et de John Steinbeck (« The Ghost of Tom Joad »), on peut cependant faire la moue devant ce paradoxe vivant : un fils d’ouvriers, chanteur de la misère et de la décrépitude du rêve américain, qui aligne pourtant les cachets extrêmement coquets. Comme le dit Eric :

« Tu sors de trois heures de concert pour trouver le T-shirt à 35 euros à la sortie. »

Hypocrite, le Boss ? Absolument pas, s’insurge un autre fan, Julien Prigent, journaliste à La Charente libre :

« Springsteen ne crée pas de distance : il a les mêmes musiciens depuis des années, qu’il quitte et requitte, il a sa bande de copains qu’il ne quitte jamais, il reste fidèle à sa terre natale, il nous renvoie l’image d’un gars qui nous ressemble. Ses cachets, c’est sa seule zone d’ombre... Et on s’en fout.

En plus, il a cette image très clean : il n’a pas un gramme de graisse, il fait du sport, il n’a jamais fumé, ne s’est jamais drogué, il a dû boire sa première bière à 25 ans... Ça change des chanteurs trash des années 60 et 70, et c’est peut-être ça qui fait sa force : il n’a jamais dérapé, faute de mettre le nez dedans, et il est resté lui-même. »

Springsteen a reçu l’Oscar de la meilleure chanson et le Grammy Award de la chanson de l’année en 1994 après l’avoir écrite pour le film « Philadelphia », de Jonathan Demme
Eric abonde dans ce sens d’un chanteur propre sans être aseptisé, et qui lui a permis d’être inoxydable aux yeux des médias comme du public :

« Ça fait du bien, ce côté clean. On était en pleine période de chute libre des Rolling Stones, et tout d’un coup arrive ce type qui nous montre, à nous Européens, ce qu’on ne connaissait pas : Springsteen, c’est l’Américain de gauche, avec tous les paradoxes qu’il y a dedans. Or, dans les années 80, l’Amérique, c’était Dallas.

Oui, il touche des cachets énormes, et alors ? Tout ce qu’il fait avec son pognon, c’est payer un cheval à sa fille, et c’est tout. Sa seule histoire de mœurs, c’est quand il a quitté sa femme. Alors que des chanteurs se sont construits sur la rumeur, comme Michael Jackson, il n’y a pas de rumeur sur le Boss. Et c’est ça son mystère. »

Le cauchemar américain

C’est enfin dans ces thèmes que Bruce Springsteen s’affirme le plus : son portrait au vitriol et très critique de l’Amérique au chômage, à la rue, frappée par la misère, mais néanmoins toujours avide d’espoir et du rêve américain.

« Darkness on the Edge of Town » fait la chronique sombre du sort des cols bleus aux Etats-Unis,
« Born in the USA » était un réquisitoire contre Ronald Reagan,
« The Rising » parle des attentats du 11 Septembre,
et l’avant-dernier en date, « Wrecking Ball », médite sur la crise financière.
Pour Julien Prigent, cet héritage des chanteurs de la Grande Dépression est criant :

« C’est un chanteur engagé, qui parle de thèmes révolutionnaires avec un message d’espoir que le bonhomme sait très bien servir avec son charisme. C’est l’Europe qui lui réserve le plus grand accueil, et ce sont dans des pays de culture révolutionnaire comme l’Espagne ou l’Italie qu’il attire le plus de foules. Comparé à ces pays-là, la France est à la traîne. »

« Il dresse le portrait d’un pays taillé au vif par les inégalités, mais il garde cet amour de son prochain, sa foi dans les gens. Il a ce côté pastoral parce qu’il parle de gens comme lui, mais qui n’ont pas suivi la même route que lui. Je ne dis pas qu’il prêche, pas du tout ; mais il communie avec son public. Ce type est malin comme un singe pour ce qui est de faire passer son message. »

« Born in the USA » détourné par Reagan

Clément B., étudiant en théâtre, rappelle ainsi qu’à son grand dam, Springsteen était devenu l’idole des conservateurs reaganiens en 1984, après la sortie de « Born in the USA », perçu comme un hymne chauvin alors que la chanson raconte le rejet par la société d’un vétéran du Viêt Nam.

« Bruce est un produit du rêve américain brisé par la guerre du Viêt Nam qui avait besoin de se rassurer. Il est très comparable à Rocky Balboa : dans le film original, Rocky, c’est juste un prolo complètement tocard, qui perd à la fin mais qui aura fini par croire en lui-même et par faire un effort. Avec son image de beau gosse musclé et romantique, Springsteen incarne l’Amérique triomphante mais qui n’oublie pas ses racines. Sylvester Stallone a perdu ses racines devant le dieu dollar, mais pas Bruce. »

Pour cette petite nébuleuse de fans, chaque album du Boss est un moment de joie : on s’enferme pour réécouter tous ses albums pendant deux semaines, on le critique au début mais on finit par le défendre bec et ongles. Il a flirté avec le gospel, la musique irlandaise, le folk, avec la chanson sentimentale comme l’engagement : donc, Bruce Springsteen est encore capable, à 64 ans, de se renouveler. C’est peut-être ça, le rêve américain.
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Re: HIGH HOPES , la presse en parle

Message  Invité le Mer 15 Jan 2014 - 15:17


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Re: HIGH HOPES , la presse en parle

Message  Invité le Jeu 16 Jan 2014 - 12:23

8 Pages consacrées à Bruce dans le N° de Février 2014... Very Happy 




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Re: HIGH HOPES , la presse en parle

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