Jackie Stewart

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Jackie Stewart

Message  CC Rider le Mar 17 Déc 2013 - 15:55



Il n'est pas mort...et il est toujours un de mes héros absolus...les rouflaquettes, la Tyrell de Ken Tyrell, le damier Ecossais sur son casque ou sa casquette, les images ELF qui allaient avec le plein de la taunus de papa...sa dernière saison où, talonné par le jeune Français François Cévert qu'il avait adoubé comme son successeur (le beauf à Jean Pierre Beltoise, qui aurait du être le premier champion du monde de F1 français) et qui mort en 73 un samedi après midi d'essais à Watkin Glens (l'annonce à la radio reste un instant que je n'ai jamais oublié car l'une de mes première grosse tristesse)...bref tout çà.
Tout ce qui fait qu'entre les chevalier des circuits de cette époque là et les conducteur du dimanche surprotégés d'aujourd'hui, je suis resté du côté de la nostalgie dans ce cas précis, et bien tout çà est dans un docu qui s'annonce vibrant et plaisant.


Une version remontée et restaurée de «Weekend of a Champion» sort demain en salles.
Weekend of a Champion, qui sort demain au cinéma, est plus qu’un documentaire, c’est un document. Du genre impossible à réaliser de nos jours, sauf sous la forme d’une fiction. Car il est devenu impensable de partager l’intimité d’un champion du monde de la stature de Jackie Stewart tel que l’a vécu Roman Polanski en 1971 à l’occasion du Grand Prix de Monaco de Formule 1. Avec des sportifs professionnels encadrés à outrance par une armada d’attachées de presse, de responsables du marketing, d’agents et d’avocats validant ou non chaque déclaration de leur client et contrôlant la moindre apparition, difficile pour un réalisateur un peu ambitieux de collecter des paroles et des images qui ne soient pas affadies par cet incessant «contrôle qualité».
«Ami». Dans sa jeunesse, Polanski était un passionné de sport automobile. Au milieu des années 60, partageant son temps entre l’Angleterre et la Suisse, il fit la rencontre de plusieurs pilotes de F1, dont l’Ecossais Jackie Stewart, qui fréquentait ces deux pays stratégiques. Le premier parce que la plupart des écuries de courses y sont basées, le second pour raisons fiscales.

Devenu un familier des circuits, il était donc naturel que Roman Polanski souhaite un jour immortaliser quelques-unes de ses visites. «J’aimais la course, mais je voulais surtout faire un film sur un ami», concède Polanski. Un film et peut-être inconsciemment un témoignage à une époque où les risques de mourir en course étaient immenses. Pour ce Weekend of a Champion qu’il a produit, Roman Polanski, ne se considérant pas comme un documentariste, laissa la caméra dans les mains d’un spécialiste, l’Américain Frank Simon, pour mieux jouer le guide privilégié dans les coulisses du plus prestigieux des Grands Prix. Le travail de Frank Simon fut récompensé par le prix du meilleur documentaire au festival de Berlin en 1972, avant de tomber dans l’oubli.

Ce n’est que lors de la fermeture du laboratoire Technicolor de Londres qu’un technicien attentif signala à Roman Polanski qu’il pouvait, en qualité de producteur, récupérer la bobine originale du film, avant qu’elle ne disparaisse pour de bon.

Le réalisateur franco-polonais a décidé de revoir entièrement le montage pour le dynamiser et faire en sorte qu’il ne soit pas trop daté. Le résultat est magique. Pendant une heure vingt, il offre le privilège de se retrouver dans le sillage du futur vainqueur de la course (un clin d’œil du dieu des cinéastes sans doute), du petit-déjeuner, avec un dialogue surréaliste et intime entre Stewart et Polanski, en passant par la salle de bain pour une séance de rasage épique, et enfin la descente dans l’arène lorsque le pilote quitte son hôtel et déambule dans les rues de la Principauté, au bras de son épouse, Helen, pour rejoindre sa voiture et la ligne de départ, évoquant alors sans tabou ses tourments et ses craintes.

Cercle. Durant la restauration du film initial, Polanski a eu l’idée de retourner sur les lieux de tournage, retrouvant, quarante ans plus tard, la suite de l’Hôtel de Paris que louait alors le couple Stewart. L’occasion de faire le point sur l’évolution d’un sport qui a dévasté le cercle des amis du champion écossais. Lequel a comptabilisé des dizaines d’amis morts en course.

Victime lui-même d’un grave accident en Belgique en 1966, et se jugeant miraculé, Jackie Stewart mena ensuite une croisade pour améliorer la sécurité en F1. C’est la mort, en octobre 1973, du Français François Cevert, l’équipier de Stewart, qui éloigna Polanski des circuits et de sa passion. Avant que son ami écossais ne le traîne à nouveau dans les coulisses des Grands Prix.


Dernière édition par CC Rider le Lun 23 Déc 2013 - 10:44, édité 1 fois

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Re: Jackie Stewart

Message  jamestwest64 le Mar 17 Déc 2013 - 19:18

CC Rider a écrit:

Il n'est pas mort...


 affraid  Purée tu m'as fait peur quand j'ai vu le titre du sujet !!!
Je plussois à tout ce que tu as dit. Sans faire mon Cabrel et mon "c'était mieux avant" c'est indéniable que c'était mieux avant ! Les pilotes étaient d'un autre calibre dans le baquet et en dehors à commencer par Sir Stewart. J'ai eu le bonheur de le côtoyer sur quelques GP et c'est bluffant de l'entendre parler de sa passion.
Bref, grand bonhomme, grand doc et ça serait bien que l'oncle Bernie se rappelle de temps en temps qu'il a vécu cet age d'or de la F1 .
OoooooH, c'était mieûuuuuux âaaaaavant, cong !

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Re: Jackie Stewart

Message  TOF le Ven 3 Jan 2014 - 11:32

jamestwest64 a écrit:Les pilotes étaient d'un autre calibre dans le baquet
Hmmm ça je suis pas bien sur. Du tout.
Avant ils se tiraient plus la bourre sur la piste ... parce qu'il n'y avait pas d'écart aussi important entre les voitures déjà.
Mais question pilotage pur ... je pense que l'élite d'aujourd'hui est largement au dessus du lot de ces vielles légendes.
Alors je sais bien que le baron rouge a aseptisé ce sport il y a quelques années ... mais sincèrement aligner 60 tours type qualif, c'est certes chiant à regarder, mais cela demande une précision et une technique de pilotage hors norme. Bien plus compliqué que de se dépasser dans la ligne droite des stands ou dans le virage Numéro 6 bizarrement.

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Re: Jackie Stewart

Message  CC Rider le Ven 3 Jan 2014 - 12:00

Disons qu'en terme de charisme et surtout de courage, des mecs qui savent qu'une sortie de route est quasiment la mort assurée, sont d'un autre calibre que ceux qui ont pris leur place plus tard.
Et puis ces types là, souvent des artisans (Tyrell ou Brabham par exemple) développaient leur propre écuries, leur propre moteurs, leur propre technologie, avaient la possibilité en étant ingénieux de ne pas toujours être perdants face aux grosses écuries.
Un peu plus passionnant que cette chose trop aseptisée qu'est devenu le grand cirque de la F1 vu par Bernie.

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