Inside Llewyn Davis

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Inside Llewyn Davis

Message  CC Rider le Jeu 14 Nov 2013 - 10:27

J'ai vu et aimé le film et évidemment si certaines choses m'ont semblé très évidentes, d'autres m'ont interpellé et m'ont donné envie d'en savoir plus.

Hibbinson, l'homme de la "Pomme d'or", propose un joli vine pour approfondir notre éventuelle curiosité.

Bien vu, car je dois dire qu'en sortant de la salle, j'ai parlé avec ma femme des soirées à la "Pomme d'Eve" avec les débats passionnés que menaient tout ces spécialistes du monde du folk.
Limite intégristes SmileSmile
En tous les cas, je pense que j'aurais appris pas mal de choses au bar de la "Pomme d'Eve" à juste écouter les discussions autour de moi.
Anyway...

C'est personnellement un univers musical dont je suis loin d'être fan absolu, mais la photo qu'on pris les frère Coen de cette semaine New Yorkaise vécue par le héro du film, fixe une époque qui me semble charnière dans l'histoire de la musique moderne américaine et intéressante à creuser au delà du film.
Elle permet de mieux se rendre compte, par exemple, de la violence des réactions qu'a pu subir (le déjà moins jeune) Bob Dylan lorsqu'il a électrifié le festival de Newport en 66.

L'article très bien illustré que je vous propose, est de Jean-Marie Pottier, et est paru sur le site Slate.
Un joli petit travail de recherche fait par ce monsieur.

Derrière «Llewyn Davis»: les figures qui ont inspiré le nouveau film des frères Coen
Après avoir vu «Inside Llewyn Davis», on a envie d'en connaître davantage sur les figures historiques de Greenwich Village qui ont nourri les personnages du film.




«OK, supposons que Dave Van Ronk se fasse tabasser derrière Gerde's Folk City. C'est le début d'un film.» Telle est, selon les frères Coen, interviewés par le New York Times, l'image originelle qui a mis en branle Inside Llewyn Davis, sorti la semaine dernière en France, six mois après son Grand Prix du jury à Cannes.

Le seizième film des frères Coen est une reconstitution soignée du Greenwich Village du tournant des années 50-60, où de jeunes chanteurs folk dépoussiéraient la musique traditionnelle américaine. Il est loin de n'être que ça: il sourd du film une inquiétude lancinante qui n'est pas sans rappeler ce chef-d'oeuvre caché sous des apparences mineures qu'était A Serious Man, leur avant-dernier film.

Mais il est aussi ça: une plongée dans un univers dont on a envie de savoir plus, qui donne envie de découvrir les destins qui l'ont inspiré. Portrait des modèles cachés qui ont nourri les personnages du film.



Le héros
Le film s'ouvre sur Llewyn Davis (Oscar Isaac) en train de chanter Hang Me, un classique du répertoire traditionnel américain qu'on retrouve notamment sur l'album Dave Van Ronk, Folksinger, sorti en 1963. La même année, Van Ronk sortait un autre album intitulé Inside Dave Van Ronk, dont la pochette, retouchée pour l'occasion, est reproduite dans le film, auquel elle donne son titre.





Et les frangins Coen se sont officiellement inspirés de ses mémoires (qui viennent d'être traduits en français) pour imaginer leur personnage principal. Comme Van Ronk, disparu en 2002, Llewyn Davis est un passionné de folk et de blues, ancien de la Marine marchande qu'il a quittée pour tenter sa chance dans la musique à New York —même si, contrairement à son modèle, on ne le voit pas vraiment manifester d'intérêt pour la politique dans le film.

Mais le barbu n'est pas le seul folkeux dont on peut déceler des traits derrière Llewyn Davis. Le musicologue Elijah Wald, qui a collaboré avec Dave Van Ronk sur sa biographie, le rapproche aussi de Phil Ochs, l'auteur de l'immortelle protest-song I Ain't Marching Anymore. Comme Davis dans le film, ce dernier avait notamment l'habitude de squatter le canapé de Jim, un ami musicien rencontré au cours de ses années universitaires, et sa compagne Jean.



Les autres musiciens

Ces Jim (Justin Timberlake) et Jean (Carey Mulligan), sur le sofa desquels Llewyn Davis finit régulièrement ses nuits et dont on ne connaît pas les noms de famille, ont réellement existé: ils s'appellaient Jim Glover et Jean Ray. Un couple à la ville comme sur scène, qui sortit une poignée de disques en duo à la fin des sixties.



Mais Glover et Ray sont loin d'être les seuls points de comparaison pour ces deux personnages. Avec sa barbe bien taillée et son air propre sur lui, Jim ressemble aussi à Paul Clayton, un folkeux des années 60.



Toujours dans le registre des couples de musiciens, les deux personnages ont aussi été comparés à Richard Fariña et Mimi Baez, la soeur de Joan. Et la vision de Timberlake et Mulligan interprétant sur scène, avec un troisième chanteur, le standard Five Hundred Miles fait bien sûr penser au trio Peter, Paul and Mary, dont Dave Van Ronk a failli faire partie.





Ce futur numéro trois du trio, Llewyn a la sale surprise de le trouver un jour sur le canapé de Jim et Jean, cheveux ras et uniforme impeccable, répondant au nom de Troy Nelson. Un personnage inspiré de Tom Paxton, une autre des figures du Greenwich Village du début des années 60.

Comme son double fictif dans le film, Paxton était, à l'époque, stationné comme soldat de réserve dans une base de l'US Army. «Il était à l'école de dactylos de l'armée à Fort Dix, dans le New Jersey, et passait ses week-ends à se balader dans Greenwich Village à écouter de la musique et apprendre», raconte dans ses mémoires la chanteuse Judy Collins de celui qui, dans sa propre autobiographie, parle de Dave Van Ronk comme son «prof de guitare».



Parmi les autres musiciens désireux de percer que croise Llewyn Davis, il y a aussi Al Cody, interprété par Adam Driver, que l'on a pu voir dans Girls, Lincoln ou Frances Ha. Ce «faux cowboy» tente de se tailler une crédibilité avec son style blues rural, mais on apprend qu'il est en réalité issu d'une famille aisée new-yorkaise.

Un décalque de Ramblin' Jack Elliott, une des figures marquantes du Village, qui se donnait une image de cow-boy alors qu'il s'appelait en réalité Elliott Adnopoz et était le fils d'un chirurgien juif de Brooklyn. Dans ses mémoires, Van Ronk se souvient que Bob Dylan est «tombé de sa chaise» en «riant comme un possédé» le jour où il a appris le passé de son confrère.

Une des scènes les plus jouissives du film montre Llewyn Davis, Jim et Al Cody interpréter ensemble en studio —dans son intégralité— une chanson intitulée Please Mr. Kennedy sous le nom des John Glenn Singers (le film se déroule peu après l'investiture du président assassiné, et peu avant que John Glenn ne devienne le premier américain dans l'espace).



La chanson, drôlatique, met en scène des hommes refusant d'aller dans l'espace, mais elle a réellement existé au début des années 60 sous une forme plus tragique, sous la plume d'un chanteur Motown, Mickey Woods, puis d'un groupe, les Goldcoast Singers: à chaque fois, il s'agissait de supplier le président pour ne pas aller... à l'armée.



L'industrie musicale

Il s'agit sans doute d'un des «doubles» du film les moins déguisés. Quand Llewyn Davis se rend à Chicago, au club The Gate of Horn, pour passer une audition devant le manager Bud Grossman (F. Murray Abraham), qui lui lâche qu'il «ne voit pas beaucoup d'argent» dans sa musique, il suffit de changer le prénom pour savoir de qui on parle: Albert Grossman, le premier manager de Dylan.



Si celui-ci était plus jeune que son reflet fictif, il a bien auditionné un jour Dave Van Ronk à son club après que celui-ci se soit rendu jusqu'à Chicago en stop, comme ce dernier le raconte dans ses mémoires:

«Quand j'ai quitté la scène, Albert n'avait pas bougé un cil. "Tu sais qui travaille ici?", m'a-t-il demandé? "Big Bill Bronzy travaille ici. Josh White travaille ici. Brownie McGhee et Sonny Terry jouent souvent. Maintenant, dis-moi, pourquoi devrais-je t'engager?"»

L'autre personnage marquant de l'industrie musicale dans le film est Mel Novikoff, le vieux patron du label sur lequel Llewyn Davis publie ses disques. Installé dans un bureau poussiéreux, flanqué d'une secrétaire acâriatre, il fait preuve de paternalisme envers son poulain («How are you doin', kid?») et lui propose, plutôt que lui faire un chèque de royalties, de lui donner... un manteau chaud.

Le personnage est inspiré de Moses Asch, fondateur de la maison de disques qui portait son nom, ensuite rebaptisée Folkway Records. Elle comptait notamment à son volumineux catalogue This Land Is Your Land de Woody Guthrie ainsi que (de manière plus ou moins illégale) la légendaire Anthology of American Folk Music compilée par Harry Smith.




«Moe Asch pouvait se montrer exaspérant, et il ne vous donnait jamais dix cents s'il pouvait s'en tirer pour seulement cinq, mais il aimait vraiment la musique», écrit Van Ronk, qui venait parfois se payer chez lui en récupérant gratuitement ses propres disques. D'innombrables anecdotes circulent sur le personnage, qui aurait un jour jeté dans l'escalier un musicien venu collecter ses royalties et a clamé avoir été encouragé dans sa vocation de «documenter» la musique populaire par une discussion avec Albert Einstein lui-même.

Le chat et le Cyclope
Quand il se rend à Chicago pour auditionner au Gate of Horn, Llewyn effectue un long voyage en stop, comme un cauchemar éveillé, avec un jeune homme taciturne (Garrett Hedlund, le héros de Sur la route) et son patron Roland Turner, un musicien de jazz ventripotent qui le titille:

«Qu’est-ce que t’as dit que tu jouais? Du folk? Je croyais que tu avais dit que tu étais musicien.»

Magistralement interprété par John Goodman, le personnage a été lointainement inspiré par Doc Pomus, un songwriter connu pour avoir écrit plusieurs standards pop comme Save The Last Dance For Me ou This Magic Moment.

Mais c'est à un autre personnage énorme (au sens littéral) et menaçant qu'on pense, que Goodman avait déjà interprété pour les frangins Coen il y a déjà près de quinze ans dans O'Brother: le Cyclope de l'Odyssée d'Homère. D'autant qu'un des autres personnages récurrents du film, un chat roux que Llewyn trimballe un peu partout, s'appelle Ulysse. A chacun de jouer, en regardant Inside Llewyn Davis, à imaginer ensuite qui peuvent être Circé, Pénélope ou Télémaque...



L'ombre de Dylan
Et si Inside Llewyn Davis est une Odyssée, qui sont les prétendants? Ils sont innombrables, et on les a décrits dans les lignes qui précèdent. Et comme ceux de Homère, ils vont «perdre» face à l'irruption d'un génie qui va les «chasser». On le voit furtivement passer à l'écran, le temps d'une scène de concert à Gerde's Folk City qui vient boucler la boucle. Il s'appelle Bob Dylan.

Natif du Minnesota comme les frères Coen, Dylan était déjà présent dans leur oeuvre: on se souvient de l'inoubliable vol plané du Dude du Big Lebowski au son de The Man In Me. Dans Inside Llewyn Davis, son ombre est partout, du moment où le héros épelle son nom («L.L.E.W.Y.N. C'est gallois») à la façon dont les teintes de l'hiver new-yorkais, magnifiquement captées par le directeur de la photo Bruno Delbonnel, rappellent la pochette de The Freewheelin'.



Ou encore dans les relations que Dylan a entretenu avec la plupart des modèles des personnages du film: Van Ronk et Clayton l'ont inspiré, Ochs était son rival en protest-song, Grossman l'a escroqué, Peter, Paul & Mary ont popularisé son Blowin' In The Wind... Dans ses Chroniques, il raconte d'ailleurs être arrivé à New York, en 1961, pour retrouver des chanteurs comme Van Ronk, le «roi» de Greenwich Village, chez qui il dormira régulièrement.

Tom Paxton se souvient lui en ces mots de sa première vision de l'auteur de Like A Rolling Stone:

«Dave Van Ronk et moi étions à Gerde's Folk City un lundi soir quand Bobby Dylan a chanté les trois premières chansons de sa carrière new-yorkaise. C'était trois chansons de Woody Guthrie, il avait son porte-harmonica et une casquette de velours noir, et il n'y avait pas besoin d'être un génie pour comprendre qu'il se passait quelque chose de spécial.»

Derrière ce «quelque chose de spécial», déjà la fin d'une époque pour ceux qui avaient ouvert la voie à Dylan mais n'allaient pas connaître le même succès. Car les histoires dont s'inspirent Inside Llewyn Davis, avec son héros qui a vu son premier partenaire musical se suicider du George-Washington Bridge, ont une coloration tragique.

En 1966, Richard Fariña se tue dans un accident de moto du même genre que celui dont sera victime Dylan la même année. En 1967, Paul Clayton se suicide par électrocution. En 1976, c'est au tour de Phil Ochs de se pendre. Parmi l'abondante oeuvre de Dylan, les Coen ont choisi pour la BO de leur film un morceau de 1964 intitulé Farewell: «adieu».
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Re: Inside Llewyn Davis

Message  HibbingSon le Jeu 14 Nov 2013 - 11:36

En tant que taliban directeur général, je remercie CK, le pote à Mamadou de son gentil message nostalgique (au passage, je me rends compte qu'on parle encore de "La Pomme d'Eve" et non des concerts Acoustic in Paris", ce qui me conforte dans l'idée que le lieu est plus important que tout).

Et pour être taliban jusqu'au bout du médiator, le titre "Please Mr Kennedy" dispo en vidéo sur YT par Mickey Wood (Gordy - Wakefield) n'est pas le même que celui des Goldcoast Singers (Rush - Cromarty).

j'ai créé une petite playlilst des originaux sur YT où manque ce titre
http://www.youtube.com/watch?v=ksLh9uYgZdc&list=PLoBpQxVZcfEJ3CqUzVJS8glA1YUYXaKv5

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Réaction à chaud

Message  Michel le Jeu 14 Nov 2013 - 20:32

La musique a toujours été importante dans l’oeuvre cinématographique des frères Coen. The Dude écoutait Creedence Clearwater Revival, en voiture dans The Big Lebowski, et la bande son de O’Brother était un hommage à la musique du Mississippi.
Inside Llewyn Davis nous plonge dans le New-York du début des sixties, au cœur de Geenwich Village, dans les clubs enfumés où la musique folk se taille la part du lion ;
Llewyn Davis, est un de ces gratteux qui cherchent à sa faire un nom, en chantant au Gaslight Cafe.
Pas vraiment sympathique Llewyn, qui passe son temps à squatter les canapés des copains, en étant toujours fauché, et à la recherche de combines pour survivre.
Même si l’histoire s’inspire de Dave Van Ronk, on y trouve aussi des ressemblances avec les débuts d’un certain Robert Zimmerman.
Comme toujours chez les frères Coen, le film est traversé de personnages haut en couleur, avec une mention spéciale à un de leur acteurs fétiches, John Goodman, énorme en businessman névrosé et drogué qui règne en maître dans la voiture qui fait le trajet New-York Chicago.
De grands moments aussi, dans l’appartement du propriétaire du chat dans l’Upper West Side, avec le look improbable des invités, une soirée ou Llewyn est particulièrement odieux.
Film musical, donc et toutes les chansons sont jouées en entier, Oscar Isaac réalisant une grande performance vocale en chantant réellement ses parties musicales.
Au hasard, car je ne vais pas vous raconter l’histoire, « Five Hundred Miles » (repris en France par Richard Anthony) fait penser à Peter, Paul & Mary mais aussi à Joan Baez, avec Crey Mulligan dans le rôle de la fille/amante déçue par le héros qui l’a mise enceinte par accident, un jouissif « Please Mister Kennedy » où notre Llewyn rate l’occasion de toucher des droits d’auteur.
Et puis, quand Llewyn termine son tour de chant au Gaslight Cafe puis se fait rosser dans l’arrière cours, un homme à la voix nasillarde, s’accompagnant à la guitare et à l’harmonica joue « Farewell ».
Le film/fiction se termine, place à la réalité et à l’arrivée de Bob Dylan.
Vous avez bien sur compris qu’Inside Llewyn Davis est un grand film !

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Re: Inside Llewyn Davis

Message  jjk93 le Jeu 14 Nov 2013 - 23:51

Merci beaucoup pour ces commentaires toujours érudits et passionnants.
Etant un fervent admirateur des frêres Coen, je rapprocherai le film "Inside Llewyn Davis" de leur veine sombre et inquiétante "Barton Fink", "A serious Man" que de leur films plus comiques "O Brother" / "Big Lebowski".

J'aurai une question à vous poser, le personnage de John Goodman ne vous a-t-il pas fait penser à Dr John (la carrure, la canne, les menaces faisant référence au Vaudou, la drogue) ? Je n'ai pas vu de critique qui corrobore mon avis alors peut-être me trompe-je ?

En tout cas le film m'a passionné et continue à me hanter bien après sa vision (Lundi dernier).

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Re: Inside Llewyn Davis

Message  HibbingSon le Ven 15 Nov 2013 - 6:25

Il y a eu toute une série d'articles dans le Monde :
www.lemonde.fr/culture/article/2013/11/05/inside-llewyn-davis-le-perdant-magnifique-des-freres-coen_3508125_3246.html

et en bas de l'article, un tas de papiers :
"Inside Llewyn Davis", de Joel et Ethan Coen
T-Bone Burnett : "Je suis tombé amoureux de leur cinéma"
"Five Hundred Miles" : généalogie d'un tube au cœur d'"Inside Llewyn Davis"
"Inside Llewyn Davis" : la bouffée d'air frais des frères Coen VIDÉO
Joel et Ethan Coen : "Nos films sont des collages"
Joel et Ethan Coen : "Il est difficile d'avoir l'air intelligent dans nos films"
"Inside Llewyn Davis" : l'odyssée cauchemardesque d'un Ulysse folk

Et dans Libération,
http://www.liberation.fr/recherche/?q=llewyn
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Re: Inside Llewyn Davis

Message  HibbingSon le Ven 15 Nov 2013 - 6:32

http://blogs.indiewire.com/thompsononhollywood/cannes-review-inside-llewen-davis-is-vintage-coens

Then there is the strange Doctor John-like character (John Goodman) with whom Davis shares a car to Chicago, not to mention the Gorfeins, an amiable Upper West Side couple whose circle include a very large early music aficionado and a Jewish-Chinese couple whose combined name is Greenfung. Yep, it’s a Coen brothers film.
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Re: Inside Llewyn Davis

Message  12ax7 le Ven 15 Nov 2013 - 8:37

De fait, merci pour toutes ces précisions sur le film, qui m'avaient échappé de part mon inculture du milieu folk !
Ca doit être cette même inculture qui m'avait fait trouvé le film bien à l'image d'une chanson folk, sympa, harmonieux, mais vite chiant.
J'ai trouvé ça très long et sorti des références que vous mentionnez, beaucoup m'ont paru sans intérêt aucun.

12ax7

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Re: Inside Llewyn Davis

Message  HibbingSon le Ven 15 Nov 2013 - 8:39

12ax7 a écrit:Ca doit être cette même inculture qui m'avait fait trouvé le film bien à l'image d'une chanson folk, sympa, harmonieux, mais vite chiant.
"folk music is not to be enjoyed, but to be endured", Bill Morrissey (à prendre au second degré, quand même Smile
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Re: Inside Llewyn Davis

Message  HibbingSon le Ven 15 Nov 2013 - 14:04

quand même étonnant que ce film suscite autant d'engouement et un tel support. Témoin le site officiel en anglais (UK et US !), français, espagnol et allemand

http://www.insidellewyndavis.com/fr/historical-context, par Elijah Wald, qui a coécrit le bouquin de Van Ronk
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Coffret Dave van Ronk au Smithsonian Institute

Message  HibbingSon le Sam 16 Nov 2013 - 9:24

Et pour être encore plus complet, le Smithsonian Institute vient de sortir un triple CD de Dave van Ronk

http://www.folkways.si.edu/the-best-of-broadside-1962-1988-anthems-of-the-american-underground-from-the-pages-of-broadside-magazine/folk/music/album/smithsonian

Ca se télécharge pour moins de 20 dollars, avec un livret de 40 pages en pdf avec -20% en s'abonnant à leur newsletter. C'est aussi dispo en coffret, mais je suis en train de dématérialiser et de revendre ma CDthèque Smile

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