Springsteen and I

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Re: Springsteen and I

Message  Magic Rat le Jeu 15 Aoû - 15:54

Bienvenu Pascal,

Oui, le DVD sera disponible à partir du 28 octobre.
http://www.amazon.co.uk/Springsteen-I-DVD-NTSC-Bruce/dp/B00EDJ5W4S

Bonne journée!

Magic Rat

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Re: Springsteen and I

Message  calispera le Dim 18 Aoû - 12:18

Pour info, Ridley Scott va changer de registre pour son prochain film : plus de témoignage authentique, on repasse au scénario classique :
http://www.rtbf.be/info/medias/detail_espagne-des-milliers-d-aspirants-figurants-pour-le-prochain-ridley-scott?id=8068757

Dommage, qu'en travaillant à Almeria il ne tente pas plutôt d'en décrire la situation actuelle "authentique" (des milliers d'immigrants qui travaillent sur les plantations quasi comme des esclaves, car sans papiers et sans droits), plutôt que de faire un film sur l'esclavage dans le passé.

De plus, chercher des gens "très très minces" pour qu'ils ressemblent à des esclaves affamés, alors que les gens qui postulent pour le casting (de milliers de figurants) sont en réalité des pseudo-esclaves ou des chômeurs, possiblement affamés, ça pose question au niveau de l'éthique je trouve.

calispera

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Re: Springsteen and I

Message  marcolas le Lun 19 Aoû - 11:41

Springsteen parle du documentaire et du fameux "mari de la fan"  


marcolas

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http://www.cloneweb.net

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Re: Springsteen and I

Message  nanou le Lun 19 Aoû - 22:20

mdr     Vraiment excellente cette histoire.
Je sais pas vous, mais moi, celui qui m'a le plus touchée, c'est Jon.

nanou

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Re: Springsteen and I

Message  calispera le Mar 20 Aoû - 9:31

nanou a écrit:mdr     Vraiment excellente cette histoire.
Je sais pas vous, mais moi, celui qui m'a le plus touchée, c'est Jon.
Jon, c'est le Danois qui soigne la pelouse du stade et qui a reçu un bracelet personnel de Bruce?

calispera

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Springsteen and I

Message  madmen le Mar 20 Aoû - 9:35

j'ai été très touchée par Jon également...

madmen

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Re: Springsteen and I

Message  nanou le Mar 20 Aoû - 23:52

Oui Calispera, c'est bien lui.

Et j'en profite pour signaler aux "Ile-de-Français" qui n'ont pas encore vu le film (ou qui souhaiteraient le revoir) qu'il repasse le 7 septembre à la Géode. C'est cher, il est vrai, 13€ quand même... Mais il faut avouer que les conditions sont vraiment optimales, surtout pour la partie concert : l'écran géant (25 m de base) et le son énormissime en font une expérience incroyable.

nanou

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Re: Springsteen and I

Message  Eleane le Mer 21 Aoû - 17:21

Cela me tente bien d'y retourner, car c'est quand même une sacré expérience dans ce genre de salle . Des volontaires pour m'accompagner ? Very Happy 

Eleane

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Re: Springsteen and I

Message  Bruce000 le Jeu 22 Aoû - 9:31

c'est bon, après avoir raté la séance du fameux 22 juillet, j'ai ma place depuis une semaine pour celle du 7 septembre à la Géode.
Qui y sera ?

Bruce000

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Re: Springsteen and I

Message  CC Rider le Lun 2 Sep - 12:39

"Springsteen and I" a donné l'occasion de parler de tout ça dans la presse ou sur des blogs.
Dont Konbini
http://www.konbini.com/fr/music/bruce-springsteen-fans-histoire/


l’heure où un film de fans sur Bruce Springsteen a été porté au cinéma, Konbini est allé interroger plusieurs profils d’admirateurs du Boss. L’idée : comprendre l’engagement et la dévotion que suscite chez des millions d’habitants de la planète Terre la star de rock la plus populaire et la plus respectée par son public. Témoignages.

En 2013, il est encore peu de stars du monde de la musique qui savent autant déchaîner la passion, la vraie, celle qui brûle. Bruce Springsteen est de ceux-là. Capable de soulever une foule de plusieurs dizaines de milliers de personnes en concert, le Boss est aussi une véritable icône de la culture populaire.

Il fait partie de la vie de millions de gens à travers le monde, où ses fan-clubs comptent parmi les plus fervents dévots. Parmi eux : des femmes, des hommes, des jeunes, des vieux, des médecins, des ouvriers, tous unis par les mêmes paroles, les mêmes riffs de guitare, les mêmes mélodies.

Le 22 juillet, Arts Alliance Media et Akuentic ont retransmis au cinéma le documentaire Springsteen And I, un film de fans autour du musicien. Une compilation de paroles d’amoureux de l’homme et de sa musique. De la jeune conductrice de camions au couple d’ouvriers britanniques, du vieux rockeur à la collégienne américaine, Springsteen And I se veut un témoignage : Bruce Springsteen a le meilleurs public du monde.

Pour le vérifier, Konbini a voulu essayer, à la manière du film, de compiler des témoignages des adorateurs de Bruce Springsteen afin de saisir un instantané de ce que c’est que d’être fan. Un vrai.

“IL OCCUPE L’ESPACE COMME AL PACINO”
Certaines personnes s’offusqueraient de ce qualificatif mais pas Rodolfo. Lui est un fan de Bruce Springsteen. Ce restaurateur d’origine italienne aux faux airs du Boss n’écoute que sa musique. Exclusivement. Forcément, il pousse un peu la ressemblance physique : collier de barbe grisonnante, chapeau estival et gouaille invétérée.

Dans son restaurant Il Buco, fermé depuis peu, il ne diffusait que les chansons du répertoire de son artiste favori .

Les employés savaient qu’ils pouvaient écouter ce qu’ils voulaient le matin… mais dès mon arrivée, c’était Bruce, Bruce, Bruce ! Je recrutais aussi les gens qui travaillaient au restaurant pour ça : s’ils n’aimaient pas Bruce, je ne les prenais pas.

Rodolfo est réputé dans tout son entourage pour être un admirateur de Springsteen. La rumeur raconte même que Bruce serait venu dîner dans son restaurant, en toute simplicité. À la bonne franquette même. Il le confesse : ce n’est jamais arrivé. Mais il avoue aimer l’idée qu’un tel honneur ait pu se produire.

Parce que tu vois, Bruce il l’a. Certaines personnes l’ont, d’autres ne l’auront jamais. Lui, il l’a. Il occupe l’espace comme Al Pacino. Ses chansons sont comme des films. Si tu vas à un concert de Bruce, il ne faut pas que tu le regardes lui. Il faut regarder les gens dans le public. Là tu verras. Tu verras que chacun d’entre nous estime qu’il chante pour lui seul. Et, quelque part, c’est un peu le cas.

La première fois qu’il l’a vu, c’est au parc de la Courneuve en 1985 pour la tournée Born In The USA. 120.000 personnes acclamant le E Street Band avec, parmi elles, Rodolfo. Depuis, il ne l’a jamais manqué lorsqu’il passait par Paris. Jamais en 28 ans. Plus que l’amour pour sa musique, elle-même déjà inébranlable, c’est bien celle de l’homme dont il nous entretient.

Car Rodolfo voit en Bruce Springsteen un symbole. Celui du meilleur homme qui soit. Le plus cool, oui. Mais aussi le plus simple. Comme le dit le restaurateur lui-même, “après tout, c’est juste un type normal. Le péquenaud du New Jersey. Il sait très bien que le monde ne tourne pas autour de lui”.

LÉGENDES URBAINES
Parlez à n’importe quel fan de Bruce Springsteen et c’est exactement cette passion qu’il essaiera de vous transmettre. Plus que la voix d’airain ou les doigts qui dansent sur le manche d’une guitare, on vous racontera l’une de ces centaines d’anecdotes à l’allure de légende urbaine qui ont construit l’aura mystique du personnage… et fait de lui un demi-dieu pour certains.

Un tel l’aurait croisé en train de jouer de la guitare avec un sans-abri, un autre lui aurait parlé à bâtons rompus après l’avoir simplement croisé dans la rue, il aurait dépanné de quelques dollars un ancien roadie dans la dèche…

“Bruce c’est le partage. Bruce, il voit”, explique-t-il en faisant des signes de ses deux doigts en direction des yeux. “Des types comme lui, il y en a beaucoup finalement. Mais lui les représente. Quand il regarde quelqu’un, il voit vraiment qui il est. Il comprend, tu vois. Bruce, c’est l’homme qui a vu l’homme”.


Si si la famille.
Rodolfo pourrait organiser une rencontre avec le Boss : il est ami avec Elliott Murphy, un musicien américain installé à Paris et proche de Bruce Springsteen. C’est d’ailleurs aussi le voisin de Rodolfo. Mais il n’est pas sûr d’en avoir envie :

Moi, je suis spectateur. Je préfère mettre de la distance avec Bruce. Pour organiser une véritable rencontre avec lui, il faudrait que ça soit spontané. Que ça se produise au bon endroit, au bon moment, avec les bonnes personnes.

“LA FANBASE LA PLUS COOL DE LA PLANÈTE”
De telles histoires d’amour avec Bruce Springsteen, il y en a des tas. Pauline du groupe Part Time Friends a elle aussi une relation particulière avec le chanteur : “Mon père est fan, et quand j’étais petite, pour m’endormir, il me jouait “Streets Of Philadelphia”. Moi je la chantais en yaourt. Je crois qu’elle est dans le top 10 des plus belles chansons au monde”.

Pour être allé le voir en concert l’année dernière, elle témoigne : “Je me suis retrouvée avec la fanbase la plus cool de la planète, sûrement parce que c’est à peu près un des mecs les plus cool sur Terre”. Puis elle nous montre une vidéo du concert à Bercy, Paris, auquel elle a assisté pour le prouver.


C’est un type qui a pas peur de laisser une enfant niquer toute la deuxième partie de sa chanson.

MUS PAR LA MÊME PASSION
Aux dires de ses admirateurs, l’expression “bête de scène” semble avoir été inventée pour Bruce Springsteen. Ainsi Lucie Giwos a-t-elle vécu une révélation lors de son premier concert de Bruce Springsteen, tout récemment. Récit rapide :

“Me voilà devant Bercy à 9h00 du matin pour me faire inscrire au marqueur sur le dos de la main un numéro avoisinant les 570. Et me voilà à attendre toute la journée l’ouverture des portes à 18h00. Tantôt soleil de plomb, tantôt averses de pluie, c’est la première fois que j’attends aussi longtemps pour un concert. Mais l’ambiance est là, les gens mus par la même passion. Et puis les portes s’ouvrent.

Elle poursuit :

On rentre. Le concert doit commencer à 20h. On patiente une bonne heure avant que le Boss arrive. Et là, le show commence et c’est un show comme j’en ai jamais vu. 3h40 de concert non stop. Je crois qu’à la fin on était plus crevé que lui.



C’est le concert le plus fou qu’il m’ait été donné de voir. J’ai mis plusieurs semaines à m’en remettre, tant émotionnellement que physiquement. C’était fou. Cet artiste que je ne connaissais quasiment pas six mois auparavant, m’a littéralement transcendée, il m’a touchée droit au coeur. On m’a dit que pendant le concert je le regardais comme si je regardais le Messie.

Nico Prat est animateur de la radio le Mouv’ et écrit pour le magazine Technikart. Lui a découvert le Boss en 1999. “J’ai donc 14 ans, et je découvre ce best of, le Greatest Hits de 1995 explique t-il. Premier choc : la pochette. On ne voit pas le visage du Boss, il est de dos, mais on y voit l’essentiel : une guitare et un blouson en cuir. C’est donc ça le rock ? Je n’avais aucun album à moi, je pensais que le rock c’était Phil Collins”.

Il est introduit par son oncle Benjamin Danet, “journaliste fan du boss”, qu’il remercie pour lui avoir “transmis ses deux passions”. Finalement, Nico Prat met un peu de temps avant d’aller se mesurer à l’expérience Springsteen en live. “Beaucoup de choses me faisaient peur : un concert de trois heures, des albums joués en entier… Pas vraiment mon truc. Mais je n’ai jamais vu un spectacle pareil. Dix années déjà que je vais voir, quoi, trente concerts par an ? Et les compteurs sont remis à zéro.”

Springsteen sur scène, c’est au-delà des mots. Ce mec est Dieu.


Pas à dire : les tickets de concert, c’était autre chose à l’époque. (Crédits : François Bourboulon)
François Bourboulon, lui, est tellement fan que lorsqu’il évoque “le roulement de batterie en intro de “Badlands” (doo-doo-doom-doom, doo-doo-doom-doom)”, il est obligé d’ajouter qu’il est “tellement particulier qu['il] revit cette première écoute à chaque fois qu[il] entend la chanson”.

Selon lui, le chanteur aurait passé des semaines avant de trouver l’exact son de batterie qu’il souhaitait, faisant placer le kit de Max Weinberg à tous les endroits du studio “et même sous un escalier”. Le genre d’histoire du rock’n'roll qui plaisent à un fan.

Ce doo-doo-doom-doom, doo-doo-doom-doom est absolument unique. Je n’ai jamais entendu cela nulle part ailleurs.


“L’IMPRESSION DE PARTAGER QUELQUE CHOSE D’INTIME AVEC MON PÈRE”
Un autre aficionado du Boss, Johan Chaille de Nere, raconte Springsteen comme “cet homme que je ne connais pas mais qui a toujours compté pour moi”. Comme quoi on en revient toujours à cette question de partage : au-delà de la musique pure, Springsteen symbolise le rassemblement, dans sa dimension sociale et populaire la plus sincère. Johan raconte :

“Chaque fois que nous partions en vacances, nous l’écoutions dans la voiture pendant nos longs trajets de nuit. Ma mère et mon grand frère dormaient. Mais moi, à 5 ans, 10 ans, 15 ans , je profitais de ces moments. J’avais l’impression de partager quelque chose d’intime avec mon père et puis j’aimais imaginer mes vacances en famille au son des musiques du boss. Je ne comprenais pas les paroles mais pourtant je ressentais dans cette musique une authenticité, une générosité que j’ai toujours associées aux liens qui m’unissent à ma famille”.

Bruce Springsteen, c’est à la fois un moment d’intimité avec mon père et l’espérance de belles journées avec ceux que j’aime. Depuis, pas un voyage ne se fait sans lui.

LA “PATHOLOGIE” DU FAN
Hugues Barrière est un fin connaisseur de Bruce Springsteen et s’en considérait jusqu’à il y a peu comme un adorateur hardcore du bonhomme. Pour avoir écrit plusieurs ouvrages sur le chanteur d’origine irlandaise, celui-ci a aussi longuement pris du recul sur le concept de fan.

Selon lui, “on ne devient pas fan par hasard. Il y a un terreau favorable, un manque de référents comme la figure du père ou du frère, qui mène ensuite à une quête identitaire à des degrés plus ou moins pathologiques. Cela passe par le fantasme, la personnification, etc.”.

Aujourd’hui, l’écrivain voit plutôt d’un mauvais oeil ce “côté monomaniaque du fan”. Il témoigne :

Je suis descendu en profondeur. On organisait des concerts pré-show Springsteen avant ses concerts. On jouait ses chansons avec des copains dans un bar à côté de la salle où il se produisait. Mais au-delà d’une démarche d’élévation par le culte, le fan hardcore vit par procuration. Et finit par perdre son identité propre.

“LE SHOWBIZ VEND DU RÊVE”
Aussi, il critique la star, lui reprochant un engagement de façade, pratique pour entretenir la flamme du culte, mais finalement pas aussi sincère que lui reconnaissent ses fans, selon lui aveuglés par l’image du rocker dur au coeur tendre.

Engagé politiquement aux côtés des démocrates, longtemps figure de proue de la grogne ouvrière, Hugues Barrière rappelle que l’ennemi de la World Company n’est finalement qu’un artiste comme un autre.

Le showbiz vend du rêve et Bruce Springsteen n’y échappe pas. C’est cette image que les maisons de disque entretiennent. Un exemple : lorsque Bruce montre quelqu’un du doigt dans le public, c’est un symbole. Évidemment. Mais le fan qu’il montrera le prendra pour lui. Pour garder les pieds sur terre, les fans qui l’adulent devraient garder ça en tête.

CC Rider

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Re: Springsteen and I

Message  calispera le Lun 2 Sep - 20:05

Génial l'article, merci CC Rider Smile

Par contre, sur la toute fin, je ne suis vraiment pas d'accord avec Hughes Barrière.

En tout cas sur le forum, je lis plein de commentaires de fans, mais je n'en connais pas qui se dédient à Bruce comme il le décrit.
C'est justement un des aspects plaisants que j'apprécie dans tout ce qui tourne autour du Boss, c'est qu'on n'a pas (en tout cas pas très visible puisque je ne l'ai pas encore remarqué), ce côté fan comme pour Lady Gaga ou pour The Cure. Les gens ne s'identifient pas à lui ou n'en sont pas "gaga". Bruce fait partie de leur vie, et en améliore grandement la qualité, mais ya justement pas cette dérive psychologique de faire dépendre sa vie de celle du Boss.

Ou alors j'ai rien compris à ce qui se dit sur le forum, dans le film, dans les articles et livres, sur les vidéos etc.
Certains investissent énormément de temps, se tapent peut-être plein de voyages et de concerts, écoutent tout le temps sa musique, mais ne vivent pas en fonction de ce que dit ou fait le Boss, ne tentent pas de l'imiter et de calquer leur vie sur la sienne.
Dites-moi, je me trompe?

En tout cas, pour ma part, en étant devenue fan à 50 ans, ce serait difficile de dire que je me suis construit mon identité sur celle du Boss. Ca me paraît très risible. or je ne suis pas la seule à être devenue fan après 30 ans tout de même.

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Re: Springsteen and I

Message  yvvan le Mar 3 Sep - 10:56

je m'étonne de si peu de réaction.

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Re: Springsteen and I

Message  Brewster le Mar 3 Sep - 14:31

theo a écrit:...quand j'pense que j'm'étais promis de fermer ma gueu*e.
C'est grave papa... euh... docteur ? Smile
le Docteur te répond, "non c'est pas mal", çà fait aussi du bien de te lire (sincèrement), bcp de vrai dans ce qui tu avances, il faut prendre aussi du recul effectivement, pas tout avaler, c'est bien aussi de "poster un peu rêche"...
je dirai que le boss est aussi a gérer une durée assez rare dans le rock, il est rare d'avancer en tournée avec un disque neuf après 40 ans sur scène, des titres utilisés dans les setlist largement aussi, a partir de la, gérer l'ancien, l'image que l'on a donné, ce que l'on pense être soit même.
Je ne crois pas que Springsteen soit perdu pour la cause pour autant, il y a un bizness c'est certain, un contrat avec le e street band, négocié ferme, du spectacle...mais aussi ce qu'est l'essence même de ce qu'il fait sur scène depuis toujours, "entertainer".
Après avoir lu cet été sa bio, celle de Clemons, l'article récent de Rolling stones, un peu ce Springsteen and i que l'on sait pas vraiment prendre (1er ou 2em degré, quelques belles émotions, quelques trucs très flippants, cette danoise ou finlandaise de la cinquantaine s'interviewant dans les bois desertique....glacant). Mais Jon est sincère, il m'a touché, point, j'ai moi même douté de la sincérité du E Street band, je ne finissais que voir le contrat derrière (Clemons refusant un moment d'y retourner si pas de hausse de salaire, glups, passait mal), puis j'ai vu, qu'en fait c'est comme çà depuis le debut, le boss solitaire, les autres qui suivent point à la ligne.
Tu as raison je te suis, ne cherchons pas le père en Springtseen.
brewster

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Re: Springsteen and I

Message  calispera le Mar 3 Sep - 17:08

Merci Théo pour cette géniale confession (le premier message).

J'ai adoré. Le pire, c'est que je suis d'accord Wink, enfin, sur la partie qui déblatère sur le tableau Springsteen et son Legendary ESB.

Mais à mes yeux ce n'est qu'un aspect, ou plutôt un point de vue. Et si on traverse la vallée et regarde par l'autre côté, ben on voit tout autre chose. Et la réalité est encore autre, et c'est sans doute le Boss qui la connait le mieux (en ce qui le concerne s'entend).

Quand il m'arrive de porter les mêmes lunettes que toi (oui ça m'arrive), je les retire bien vite, car ça n'a aucun intérêt : ma curiosité pour Springsteen s'affadit de suite, et le plaisir que ça m'apporte me quitte immédiatement, et je n'ai pas envie d'arriver au jour où sa musique me tapera sur le système.

Cela dit, je comprends bien la comparaison avec le passé peut donner la nostalgie, et l'exprimer comme tu l'as fait peut parfois être nécessaire.

Dans ton dernier message j'aime cette espèce d'honnêteté intellectuelle ou de cohérence (j'ignore comme la nommer). Et même si je ne partage pas le point de vue, je le trouve vraiment juste.

Je me dis que tout ça éloigne de fait la distance critique qu'un artiste doit avoir sur son oeuvre prioritairement à toute complaisance (enfin merde, comment cautionner un film laudateur en diable quand on est un artiste de sa trempe ? Comment cautionner une pratique qui fait qu'un film réalisé sur la base de dons de fans, est vendu via des places de ciné puis des ventes de DVD alors qu'il n'a rien couté au producteur si ce n'est la location d'une salle de montage et le monteur fournit avec, quand on s'appelle Springsteen ? Ok, il est trop lisse pour avoir un jour un doc' du niveau de 'The Future Is Unwritten' ou sa carrière est tellement maitrisée que jamais on ne pourra réaliser un 'Oil City Confidential', mais enfin merde, un peu de distance critique...).
Tout d'abord, je pense que quand on atteint les millions d'exemplaires vendus et de spectateurs venus, il est difficile d'avoir une grande distance critique.  Ensuite, je pense qu'avec d'autres lunettes on peut comprendre le film comme des faits relatés qui nous font plaisirs mais qui ne mettent pas le Boss plus haut qu'auparavant. C'est juste un partage entre fans, où le Boss nous fait plaisir en entrant sur scène aussi dans le film. Il a été fan de Elvis et sait à quoi ça correspond et sont attitude est adaptée à ce qu'il sait du fait d'être fan, et dans le but de faire du bien aux fans. Vu comme ça, je trouve ça positif.

Et toute la machine actuelle fonctionne probablement sur ce genre de registre. On est en effet bien plus loin de l'aspect artistique, mais l'effet « dans les nuages » persiste tout de même après les concerts. C'est sans doute ça qui compte le plus.
D'ailleurs, pour moi, l'art actuel de Springsteen est bien plus dans ce qu'il est capable de générer chez le public. Et si j'ai bien compris, ça te contente aussi, même si quelques regrets refont parfois surface.

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Re: Springsteen and I

Message  papi le Mer 4 Sep - 7:45

Toutes ces considérations sur la fanitude dédiée au bonhomme me font penser à un article écrit il y a bien longtemps déjà dans un magazine français qui s'appelait Paroles et Musiques et qui titrait sur Bruce et ses concerts français du BITUSA Tour: Le secret des concerts de Springsteen c'est qu'il est son premier fan. Je trouve finalement que cela synthétise plutôt bien l'engouement qui existe depuis longtemps et qui perdure autour de ses performances scéniques.
Comme Theo je ne suis pas intervenu sur le topic S and I tellement je trouve l'idée insipide, sans réel intérêt pour nous les fans. Par curiosité sur les questions de montage j'ai failli le voir mais j'ai raté la séance d'une heure. Du coup j'ai rien à dire sur le contenu, par contre je trouve que l'idée se rapproche des trucs les plus éculés de la téléréalité, faire jouer gratuitement des gogos plutôt que payer des pros dont c'est le métier, et de la fausse interactivité qu'on nous vend depuis quelques années, le film participatif qui en l'occurrence est fait est monté par d'autres personnes que des fans. Je pense que ce doc peut avoir un intérêt pour Springsteen lui-même et le groupe pour mesurer un peu cet effet miroir de plus en plus présent dans les concerts où on ne sait plus ce qui est le plus important, lui ou nous. Cela peut aussi lui montrer ce qu'est l'idolâtrerie aujourd'hui alors qu'il avait essayé semble-t-il de s'en dégager après BITUSA. Mais n'ayant pas vu le doc je ne sais pas si le réalisateur a choisi de montrer les fans dans tout leurs états ou s'il c'est contenté de montrer les attitudes les plus "dignes", bref s'il a joué le mec convenu et complaisant ou bien s'il est allé gratter un peu plus.
Ce qui est assez inquiétant pour moi, mais tellement humain par ailleurs c'est que Springsteen a du mal à résister à sa propre canonisation de son vivant. Il faut dire à sa décharge que peut de monde fait d'effort en ce sens, en interview, en concert, en critique. L'article sur la sortie du doc en est étant un exemple flagrant. Au moins Hugues essaye lui de faire un petit pas dans ce sens et c'est bien. C'est sûr qu'on ne voit Springsteen personnage public très lisse croqué dans une biblio romancée par un Nick Tosches par exemple.
Et n'oublions pas que la musique populaire c'est du bizness aussi, de ce point de vue là il n'y a rien d'attaquable.

papi

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Re: Springsteen and I

Message  CC Rider le Mer 4 Sep - 16:28

papi a écrit:Mais n'ayant pas vu le doc je ne sais pas si le réalisateur a choisi de montrer les fans dans tout leurs états ou s'il c'est contenté de montrer les attitudes les plus "dignes", bref s'il a joué le mec convenu et complaisant ou bien s'il est allé gratter un peu plus.
la valeur du doc réside dans le choix des fans plutôt que les images d'archives et tout çà.
Car chacun d'eux raconte cette histoire, de manière enthousiaste et rigolote quand le fan garde la distance, (la dame qui raconte qu'elle est passée à l'âge adulte lors des 3 h d'un show du boss en 76 ou ce couple très touchant qui n'a jamais eu la chance d'avoir du fric au moment des concerts, mais qui en a parfois lorsque le boss ne tourne pas..et qui ne l'a donc jamais vu), parfois carrément flippante (la dame dans sa cuisine qui oblige son mouflet à dire un texte appris par coeur et mal récité sur le boss qu'il aime).
Tout ça est divers et varié, et permet au spectateur lambda de garder toute la distance qu'il veut bien avoir.
En tout cas c'est comme çà que j'ai vécu la séance.

Le procédé unique de faire témoigner des fans est une première.
Je suis sûr qu'il y en aura d'autres sur d'autres artistes.
La "fan base" est actuellement la richesse d'un artiste, et bien travaillée, elle permet d'envoyer les messages et les codes à la tribu fan sans aucun filtre ni distance ni critique.
Les forums et blogs pullulent et le marketing change avec ces nouveautés.
Une des conséquences de la "liberté" qu'apporte internet.

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Re: Springsteen and I

Message  nanou le Mer 4 Sep - 17:08

Juste un détail quand même Christophe. Toi tu les connais sûrement toutes par coeur les images d'archives mais moi j'ai eu de belles surprises. En particulier la leçon de rangement de chambre, dont j'avais juste entendu parler, et la fin avec le "Born to Run à travers les âges" qui m'a enchantée. Sacrément bien fait, non ?

nanou

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Re: Springsteen and I

Message  CC Rider le Mer 4 Sep - 17:26

nanou a écrit: le "Born to Run à travers les âges" qui m'a enchantée. Sacrément bien fait, non ?
superbe en effet Smile

Non, je ne les connaissais pas toutes, mais çà n'est pas ce que j'ai retenu du film, sauf lorsque cela était en support de l'histoire racontée (le truc avec le faux Elvis et l'histoire désopilante du solo de guitare qui n'existe pas)

CC Rider

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Message  Invité le Mer 4 Sep - 19:16

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Re: Springsteen and I

Message  bill horton le Mer 4 Sep - 21:12

theo a écrit: L'impression donc qu'avec tout ça il se 'papifie'. Il 's'autosatisfectionne'. Il ne remet plus rien en cause.
Il perpétue l'existant.
Il n'est plus dans 'voilà ce que je suis avec cet album et démerdez-vous avec' (posture de base pour moi d'un artiste) mais dans ce truc qui est le spectacle (pas seulement scénique d'ailleurs) vendu clef en main sur la base d'un fonds de commerce.
Merci d'exprimer des impressions que je partage très largement.

De mon point de vue, nous sommes dans la phase que tu dépeins si justement depuis pas mal de temps déjà (la fin des années 90/début des années 2000: en gros Tracks puis Reunion Tour).

Un truc s'est passé à ce moment là, Springsteen a fait des choix, pris des décisions -très consciemment à mon avis- qui ont fait primer la légende, le mythe, le passé sur l'art et le futur (du rock'n'roll)

À plus de cinquante ans, aujourd'hui plus de soixante, rien de très étonnant.
À part qu'on attendait pas forcément d'un artiste comme Springsteen qu'il respecte la logique.




bill horton

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Message  Invité le Mer 4 Sep - 21:47

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Re: Springsteen and I

Message  jersey boy le Jeu 5 Sep - 16:33

Je ne suis pas encore intervenu sur le sujet du film mais à vous lire tous, il y a de la joie, et parmi vous les fans, de la déception, je peux comprendre, même ma femme en sortant du ciné, avec des potes au restau pour débattre du film, a était déçu non pas à cause des fan, mais qu'il n'y avait pas assez d'image sur Bruce et son Band etc...Bref pour les grincheux je dirais juste OUR LOVE IS REAL rien que ça résume tout sur le dévouement d'un fan, envers un artiste or norme, et j'y étais ! Je ne crois pas d'un chanteur n'ait eu un tel accueil avec un tifo ! Certes il n'a pas jouer le morceau demandé par cette request NYCS ce soir là, mais joué à Rome pour le publique Italien avec la section de violon qu'il n'avait pas à Milan C'est fort très fort ! Respect à l'homme !
Alors oui c'est vrai,il dort dans de beaux hôtel, prend l'avion, vacances sur un Yacht, pote avec Obama etc... mais d'où il vient, il a bourlingué pour en arriver là où il est, et c'est tant mieux pou lui et surtout pour vous et moi ! Chacun de nous à son paradoxe. Et je préfère qu'il soit vivant encore longtemps même avec des défauts de rock star qu'a celui de la fin tragique d'un Joe Strummer que j'adore encore pardessus tout et pourtant, ils sont si différent et si rapprochant dans mon coeur ! Aucune comparaison à faire, vous allez me dire, mais pour moi, il ont le même charisme et procure de la joie pour leurs fans ! Dontact...

jersey boy

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Re: Springsteen and I

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